Finanrrs. V.J
4. P.J. 12(12 : on y parle de « nef liewet trois mois dou mains en le ville de D. - pour « mener et navier jusques ù To\irnay », .sans doute pour Tnller et le retour, avoms-nous déjà observé.
198 LA ^^E URBAINE DE DOrAT
en principe, on admettrait volontiers que trois systèmes seulement étaient réalisables i. Ou les objets étaient mis à même, sans aucmie séparation entre eux ni sans être déposés dans un récipient : ou ils étaient isolés, soit complètement, soit tout au plus par tas, soit à Taide d'un emballage temporaire ; ou enfin ils se trouvaient d'une façon obligatoire et permanente dans un récipient. Or. ces trois systèmes correspondaient, en somme, aux modes de paiement des tonlieux de la Scarpe d'après la navée, la poise ou l'unité et le tonneau 2. Il est probable en effet que la plupart des objets dalimentatior. et les matières tinctoriales étaient placés absolument à même dans les bateaux ; au contraire, quelques légumes attachés au besoin par groupes, mais .surtout les objets fabriqués, se trouvaient certainement séparés en tas et même les seconds pouvaient être emballés ; enfin, toutes les matières liquides ou simplement spongieuses étaient forcément enfermées dans des récipients. On ne peut émettre à ce sujet que des observations très générales.
Les objets même du trafic nous paraissent, dans leur ensemble, être assez bien connus. Le document de 1247 relatif aux droits du châtelain et le tonlieu de la comtesse Marguerite, qui nin est guère, à vrai dire, qu'une reproduction jiour certaines parties, énumèrent naturellement à peu près toutes les marchandises po.ssibles, sans qu'il soit permis de tirer de listes de ce genre des ccmclusions très précises^. A cette époque *. nous le verrons, pour l'importation à la montée, le trafi<' du liojs paraissait être certainement le plue important, ("omni" autres objets remontant la rivière à ce même luoMU'Ut venaient i)eut-être, parmi les matières agri-