P.J. 2fi
n. Voy. plus haut I l.s.
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les marchandises ne devaient pas non plus demeurer sur le port même plus de un à trois jours ^ On interdisait donc aux nefs vides de rester arrimées sur place, à moins que ce ne fût pour « kierkier ». sans doute le bois inutilisé qui redescendait la Searpe 2. Mais tout renseignement à ce sujet fait défaut. Peut-être le chargement s'exécutait-il à l'autre marché aux bois, aux « Moies ^ ». dont l'organisation nous est. du reste, absolument inconnue.
Au Rivage se déchargeaient d'ailleurs aussi les fourrages, le sel et le waras, mais on ne sait également rien de ces marchandises, sinon que les bateaux apportant la seconde avaient à se vider en un jour et que la troisième denrée, une fois enlevée des nefs, ne pouvait être laissée sur les quais qumi semblable laps de temps *. Ces prescriptions sont du même ordre que les dispositions précédentes relatives au bois, et leur ensemble prouve, tout au moins, l'existence d'une sorte d'organisation rudimentaire des ports.
L'autre marchandise essentielle du trafic fluvial, le blé. faisait de Douai un important marché d'exportation. Elle partait, on le sait déjà, dans de doubles conditions, soit d'une partie du Rivage ' constituant un port ordinaire à ciel ouvert, soit surtout, sans doute, d'un lieu d'expédition y attenant et présentant des formes particulières. Dans ime rue qui suivait parallèlement la Searpe à très peu de distance, de la place précédente aux Vieux murs *, les maisons bordant la rivière devaient d'abord contenir des « greniers » de nature spéciale. En effet, dans la partie des murailles donnant sur la Searpe étaient percées des ouvertures appelées du nom significatif de « bailles » ou « buhots » : c'était par elles qu'on jetait le blé dans les bateaux arrimés à cet endroit. Lors