‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 187 sur 993 · Voy. ci-doHHiiH I · texte numérisé non relu

Voy. ci-doHHiiH I

4. On ne poiirrnit ipit'Tf ritor rommo i>x(y»ptioii quo la monlion di'jA indiqui'-»' (l'iiiio nef di" wl iiu KivHt;i- i-n 1360 (voy. ri-dwoitm, p. 1K3, n. 5) ; mais il wmhlo cvppndnnt qui» potti- iloiirtV ne NYrhnngi-ait qu'à dotnicil* (voy. pliiH loin, S 28 0).

sables que les deux tableaux statistiques déjà cités de 1392 et de 1393, des bateaux mis en euwage auprès du châtelain ^. Les propriétaires se partagent en Douaisiens et en forains. Les premiers sont au nombre dune quinzaine environ ; plusieurs ont toute une petite flottille, une moyenne de quatre nefs et d"un batelet 2. Quelques-uns en font construire évidemment dans le courant de l'année, car on dit qu'ils ont mis en euwage à tel jour une « neuve nef ^ ». Les propriétaires spéciaux de petits « baquets » et « coquets » sont beaucoup plus nombreux, xme quarantaine environ ; presque tous n'ont qu'une barque, rarement deux. Pour les forains, on remarque la même double distinction *. H existait quatre ou cinq propriétaires de nefs de Tournai ou de Valencienncs et, à l'égard des barques, on en comptait une vingtaine, mais originaires de villages beaucoup plus rapprochés de Douai, comme Lallaing ou Marchiennes, voisinage qui s'exphque aisément ; mais, dans les deux cas. les intéressés ne pré.sentaient jamais à l'euwage qu'un seul bateau grand ou petit. On comprendra l'impossibilité où l'on est de tirer de ces détails très rares et d'un intérêt partiel, une conclusion générale tant soit peu précise. La seule chose certaine, encore une fois, c'est qu'au xiv^ siècle tout l'approvisionnement en blé. en d'autres termes toute la vie de la Flandre, dépendait de la cité douaisienne par la Scarpe, qui avait ainsi une véritable valeur interrégionale.

Si l'importance de la rivière pour Douai se devine peut-être mieux encore qu'elle ne .se démontre, cependant la connaissance qu'on en a suffit pour expliquer que la ville, dans ce côté de la vie économique comme dans les autres, n'ait pas hésité à vouloir détruire entièrement le passé pour établir à

1. l'oiir i:iil2, P..I. 1472 ; jinur l.SOS, voy. l'appondipo à la ini"'me P.J. et Arrh. romm., CC 177 ; cpUp seconde annôo ne présente pas de différences inti^ressantes avec la précédente : en général, les mènie.s noms reviennent dans des conditions identiques.

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