‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 204 sur 993 · P.J 273'< ; DutlulluL-ul · texte numérisé non relu

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devant leur maison une sorte de « bufïet ^ ». Après la vente, on « relevoit », on « retraioit » les étaux *-*.

L'organisation juridique de ce mode déchange nous reste, en somme, coniplètemcnt inconnue. On paraît seulement prescrire que si, en ])iiiicipe, certaines marchandises sont égalonient débitées dans les maisons et dans les marchés ou dans les halles, en fait, hv simultanéité des ventes est interdite ^. (V n'est sans doute h\ qu'une appHcation du système urbain de réglementation à outrance, faite dans le but de faciliter la. surveillance. Seule la \('iitc du vin présentait quelques particid;irités dont il est préféraiilc di' })arler séparément ^.

Les marchandises qu'on écoulait sous cette forme d'échange étaient de divers genres ® : objets d'alimentation, matières premières ou produits fabriqués. Si im les compare avec les denrées apparaissant également dans l'un ou l'autre des deux principaux modes de vente que nous connaissons par ailleurs, le tratie au marché et aux halles, trois points de vue ditïérents peuvent être considérés. Tout d'abord, un certain nombre de produits, à rexcej)tion des matières premières, se ventlaient à la fois sous une forme privée et sous l'une des deux formes publiques énoncées : c'étaient, pour les denrées alimentaires, le blé, le pain. le poisson de mer, les épioes et, pour les objets confectionnés, ceux de l'habillement ; mais, à l'égard de ces derniers, quelques distinctions méritent d'être établies. Dans l'économie du cuir, les cordonniers, en 1339, reçurent l'ordre de ne vendre à leur domicile que des souliers « de cordouan », alors que ceux de peau « de vacque » devaient être exposés a\ix lialles ; on tenait expressément à séparer

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