‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 211 sur 993 · D'après P.J. 2(>7l · texte numérisé non relu

D'après P.J. 2(>7l

n'ont, dans ce milieu, rien que de très naturel et n'ajipellont pas d'observations particulières. On est un peu mieux renseigné, à vrai dire, sur les marchés au blé et aux poissons de mer, mais ils sont à la fois trop spéciaux et trop différents pour qu'il ne ri-ste pas préférable de les étudier avec l'ensemble même du trafic de chacune de ces denrées '.

En effet, en dehors du tonheu ilu marché, qui ne correspondait pas ou avait cessé de répondre à rien de bien précis, il existait, nous y avons déjà fait allusion, un certain nombre de réunions commerciales 2. Elles étaient, en principe et en général, d'ordres économiques varié.s et au contraire, on le sait. d'accessibiUté juridique unique ; en fait, cependant, des marchés distincts pouvaient servir à une même marchandise, qu'elle fût de valeurs dissemblables ou qu'elle provint d'individus d'origines géographiques-juridiques opposées. Du côté économique, les marchés avaient deux fins différentes, l'alimentation et l'habillement. Tout d'abord, le « maisicl as porées » ou aux légumes, sinon aux fruits, se tenait sur le « Rivage n. Le marché aux grains, céréales et légumineuses fourragères, avait lieu sur le ■< markiet au bleit ». le forum, la place par excellence ; là aussi se vendait « le pain de refus », reconnu mauvais : c'était en réalité, par exception, une annexe des halles au pain. Le marché aux «1 menues denrées ", surtout « as poulies 11. volailles, oiseaux, produits de la bas.se-cour et do retable, et aussi aux épiées, .se trouvait sur « la place de le rue des Foulions » et pour les seuls bourgeois ; les forains avaient en effet pour ces marchandises leur lieu d'échange sur une partie encore du marché au blé. Pour le poisson. 1 le mai.-^iel au pi.sson de douce euwe » si* tenait dans un autre coin de cette même place : le " maisiel au pisson de nur » avait lieu au mticeUiun. à la place tlu marché au pois.son, et ceux de ces pois.sons " banis )i. refusés par les e.sgardeurs. s'offraient à la place du BarU-t. F3nfin, le ■ maisiel as porceaus «. le marché aux l)êtes en général, se trouvait sur ce même endroit pour

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