‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 213 sur 993 · Id., n"» 243'', 315' ; et joindre plus loin § 39Bb et · texte numérisé non relu

Id., n"» 243'', 315' ; et joindre plus loin § 39Bb et

4. Cf. pour ces marchés spéciaux en Allemagne, Gengicr, chap. x. 6. Cf. de même Oengler, 170.

parlant, les forains avaient quatre marchés spéciaux : celui des volailles s'explique dune fa(,'on générale par le rôle essentiel probable des entrées tlans cette partie de l'alimentation ; au marché à la cendre, matière exclusivement importée, s'applique davantage encore le même principe ; celui des bacons se justifie par le souci hygiénique d'inspecter le plus* soigneusement possible les porcs venant surtout du dehors ; enfin, le marché aux draps est une conséquence toute naturelle de la politique protectionnist« de la ville contre la draperie champêtre : ces quatre exceptions, à l'inverse des précédentes, se comprennent ainsi aisément. Si donc les marchés se diversihaient surtout par les objets de la vente, ils se distinguaient également d'après les vendeurs eux-mêmes. En d'autres termes, ramenant ces différences à quelques principes généraux, on constate l'existence d'une " spécialisation locale )i des marchés, se manifestant soit d'après les produits et même suivant la qualité de ces derniers, soit selon la condition des vendeurs '. Ces séparations paraissent être la marque d'une division des opérations commerciales assez développée.

Comparant tie nouveau les natures des produits présentés sur les places avec celles des marchandises offertes à domicile et aux halles, on constate d'abord que certains objets étaient d'échange commun : plus particulièrement pour l'alimentation, le poisson de mer. le blé et peut-être aussi les épiées se trouvaient vendus également sur les marchés et dans les maisons, et. dans l'industrie, certains produits des économies du cuir et du tissage jouissaient d'une façon simultanée des trois modes d'échange précédents. Au contraire, aux marchés étaient réservés, soit certains proiluits alimentaires, légumes, fruits, poissons d'eau donci'. volailles et bestiaux, soit des objets d"hal)illement, courte-pointes et vieseries. Enfin, des mêmes endroits étaient exclus, dans ralimentation. les liquides et les fourrages ne se vendant qu'à doinicilc. ou le » bon »

I. Cf. Miiiiiiii-r, l,t» villm, I1H)-IU3, ipii >l°HiIli'iirii parle uniquement du c6Ui |K're«nncl.

pain et la boucherie offerts aux halles seules, puis, dans l'industrie, d'abord toutes les matières premières sans exception et certains objets fabriqués écoulés de part et d'autre exclusivement dans les maisons. Dans ces deux derniers éléments du mouvement économique considérés en général, l'échange sur les places, ou n'avait aucun rôle, car les produits bruts ouvrables, nous l'avons dit, se déplaçaient difficilement, ou n'en possédait qu'un restreint, puisque les courte-pointes, s'offrant même peut-être par ailleurs, et la vieserie étaient sans importance spéciale, que l'industrie plus développée du cuir avait certainement d'autres formes d'échange et à un degré probablement plus accusé et qu'enfin l'économie fondamentale de la draperie n'était au fond guère représentée aux marchés. Dans ces conditions, ceux-ci comprenaient avant tout les objets alimentaires de production locale ou d'importation rapprochée, à la fois aisément transportables et rapidement périssables, comme tels sers'ant dans l'ensemble à l'approvisionnement urbain journalier, si bien que leur écoulement rapide était nécessaire : la tenue en plein air de ces réunions commerciales explique assez aisément le genre principal des marchandises qui y étaient échangées.

e) La vente aux halles '.

Les halles sont médiof rement connues. Elles sont mentionnées à partir de 1205 ^. mais les quelques détails qui nous sont restés à leur sujet ne remontent pas au delà du xiv^ siècle. Dans l'ensemble, on doit distinguer les halles servant aux marchandises de bonne qualité et des sortes de dépendances utihsées pour certains produits de valeur inférieure. Les premières se divi.saient elles-mêmes en deux parties principales séparées ^, les « halles » proprement dites, contiguës à la

1. C'oinplétiT ce chapitre pur di-ux autres relatifs ù Ja bimcheric et surtout à la draperie : § 28' et 3»»''.

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