‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 217 sur 993 · l'.J. 273'. 282'* ; joindre · texte numérisé non relu

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et la mercerie 1. Le plus souvent, il faut le remarquer, à la variété des marchandises correspondait non seulement la séparation des halles, mais la dissemblance des étaux. et cette distinction pouvait s'accroître encore d'un degré pour un même produit, le drap qui. suivant ses catégories, était séparé par entrepôts. On retrouvait donc dans les halles, comme dans les marchés, une « spécialisation locale » ; pour les premières, elle était même à certains égards plus développée, car elle existait non seulement par produits et par qualités, mais par genres de produits ; il s'y joignait enfin une sorte de « sectionnement local ». en ce sens qu'mie marchandise, .suivant ses états successifs, brut et ouvré, occupait des emplacements distincts ^ ; par contre, la condition des personnes n'entraînait plus aucune séparation.

Enfin, raisonnant comme dhabitude par comparaison, on observera qu'à l'exception peut-être de la viande, la totalité de ces objets devait également s'écouler, non aux marchés, mais à domicile. En effet, par leur nature brute, tous ces produits pouvaient rester enfermés et se conserver dans un local. Par leur origine technique, le côté le plus essentiel et commmi de ces diverses marchandises, à l'exclusion de principe de la laine et du lin, toujours vendus à l'état brut, était, sinon d'avoir une provenance entièrement locale, du moins de subir dans la ville une réelle transformation. Si la matière ouvrable était étrangère, la matière ouvrée devenait communale. Les halles étaient donc, à titre plus ou moins complet, un lieu d'échange de genre industriel ; par suite, elles valaient assez exactement comme représentation directe de l'activité de la cité. Ce trait qui s'ajoute à dos caractères similaires déjà ob.servés. leur origine matérielle bien probablement urbaine, l'attribution fiscale exclusive des taxes d'étaux à l'association, la limitation probable de leur usage pour les forains, assuraient à ces entrepôts, par un contraste relatif avec les

1. D'après 1p9 comptes d^ 1324-25 cités p. 243, n. 2. Pour le détail, voy. lea chapitres aux différentes économies.

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