Voy. t. I
LA VIE URBAIN!:: DE DUl AI, II 3
puisque Douai, au x*" siècle, formait uii portas, quil avait par suite un toiilieu, une foire et toute une population de jnercatores ', il ne pouvait qu'être aussi le centre dune certaine activité inclustriclle et plus encore commerciale, et il était impossible quil in fut autrement. Mais si la question de principe général est hors de doute, les détails sont destinés à nous rester inconnus. Dans la vie agricole, on pourrait peut-être mentionner la culture de la vigne *. l'our l'industrie, avant le xni^ siècle, les deux seules branches que Ton puisse citer, et elles ne sont indiquées qu'en 1076, sont la fabrication de la bière et la meunerie : elles caractérisent, il est vrai, la ville et sa région -. Quant au commerce, ce qu'on peut admettre avec une certaine raison, c'est qu'étant donné le fait même du porlus, les transactions devaient s'exécuter surtout par eau. La voie de la Scarpe était, au reste, la plus commode et la moins coûteuse. Dès 1 115. les droits des échcvins sur la rivière et l'existence bien probable dune navigation ; vers la même époque, la mention d'un Gantois qui utilisait la Scarpe pour transporter ses marchandises entre Douai et sa propre ville, sont des preuves certaines de cette conjecture '. Cette période est déjà, au reste, plus récente, et si, en fait, nous ne sommes pas mieux renseignés à son sujet, en principe il ne peut pas être douteux qu'avec elle, à l'exemple de la partie juridique de la ville, l'élément économique éprouva un rapide développement. En particulier, dès ce moment durent être établis entre les commerçants et les industriels bourgeois et les pouvoirs féodaux qui avaient encore une véritable autorité, les rapports tels que nous les connaîtrons documentairement au siècle suivant. L'iulministration. sans doute, réglementa l'état économique ainsi (|u"elle avait légiféré sur l'état juridique, et marchands et fabricants lui furent temporairement soumis.
1. Voy. I<i< (I ii\ clipli'iiiic» du 23 mai 11181 ilc 0<Srar<l II, iSv<V|Uo de ('niiilimi, •'Il fnxi'iir de Sninl-.Viiii'. cittw I. I, 24, n. 2. <|ui mentionnent la nnra, i-l cf. pliiH loin | 28'! dobiit.
2. Viiy. Iiii di|>l>'>in<-H cilt^t ii. I, i-t joindre plux loin le J 31.