‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 23 sur 993 · Voy. t · texte numérisé non relu

Voy. t

On n'en saurait donner de meilleure preuve que les taxes qu'ils lui pajèrent encore pendant le xm^ siècle ^ et qui ne purent être établies par le bénéficiaire qu'au courant de l'époque antérieure. Si elles avaient été, en efïet, créées postérieurement, les preuves diplomatiques de leur apparition ne devraient pas manquer ; ou mieux encore, à ime époque plus récente, la force de la commune devenue suffisamment considérable aurait empêché leur établissement. Inversement, une autre marque du développement économique est déjà la possession par les bourgeois d'une partie du tonlieu ^ ; c'est la meilleure démonstration de la richesse individuelle. Bref, il n'est pas contestable que le véritable épanouissement que nous allons constater au xiii^ .siècle, n'ait eu des racines très vivaces dans la période précédente.

En effet, avec lan 1200 environ, se montrent les actes écrits et, dès ce moment aussi, apparais.sent et se multiplient les preuves indéniables de l'activité économique générale des Douaisiens. A l'intérieur, la ville part méthodiquement à la conquête du tonlieu et s'efforce de libérer « les affaires » des entraves locales qui les arrêtent *. Au dehors, elle obtient des rois d'Angleterre des privilèges destinés à favoriser les rapports des négociants locaux avec les états de ces souverains *. Par conséquent, les relations de Douai et du paj-s d'où ils importent leurs laines et où ils exportent leurs draps, rapports qui constitueront longtemps, et surtout lors de l'apogée communale, le fondement de Téconomie urbaine, ont déjà atteint certainement une grande partie de leur ampleur future. Le développement intérieur de la ville, son expan.sion extérieure qui en fut, sinon la conséquence directe, au moins l'accompagnement naturel, ne sont donc pas douteux. Cet état de choses est confirmé de la façon la plus générale par une véritable floraison de bans que, vers le milieu du siècle,

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