‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 243 sur 993 · P.J. 442, 448-4.')ll, .IHS · texte numérisé non relu

P.J. 442, 448-4.')ll, .IHS

B. Dans los chirofiraphos du xiii'' s., il n'y « h vrai dire d'achats À PontrEvoc|Uo que dans deux actes : en déc. I2!tl, acquisition de ■ vins • à un • bourgeois de Soi.ssons manant au P. l'E. -. pour 62 Ib. (Areh.comm., FF 666), et en mai 12!t<i. acquisition do « vins franchois " ix N.. " dou Pontle-Veske », pour 22 Ib. (FF 668) ; le 2 sept. I31it, on parle d'un « couleliers tic vin» » qui y r«*sido et qui n'est d'ailleurs en rapports c|u'av*»c un inflividu de " (îheulesin -, près Douai ; mais, dans los comptes de la vinéo de 1314, les • vins franchois - viennent pour la plupart • dou Pont-le-Ve»ke ■ (CC 745, début).

7. Pour toutes les villes éntimérées apn''S Pont-l'Evêque, moins Péronne, voy. P.J. 524, 670, G7I, 7112 ; en dehors de ces agglomérations, des achat«

séparément, mais sans autre explication ^"■^. En second lieu, le vin d' « Auçoirre ' » était évidemment du vin de Bourgogne : des marchandises paraissaient en eiïet venir directement de la ville d'Auxerre *-*, comme du centre bien moins important de Villeneuve-sur- Yonne *. Mais ces deux agglomérations se trouvaient en Basse-Bourgogne, qui ne produisait pas les premiers crus, et nous ne savons, en fait, si les expéditions étaient réellement restreintes à cette provenance limitée ou si cette expression de vin d'Auxerre. employée parce que la ville désignée était parmi les cités de Bourgogne à la fois la plus considérable et la plus rapprochée de Paris, s'appliquait en réahté aux crus de la province entière. Une troisième catégorie de vins correspondait, dans l'ensemble, au sud-ouest de la France : d'une façon plus précise, elle comprenait d'abord des crus désignés uniquement comme vins de « La Rociele ' » et de Saint- « Jean-d'Angely * d, c'est-à-dire qu'on remplaçait par les noms des ports d'expédition la désignation de la région de production qui ne pouvait être que le Poitou ' ; plus bas, c'étaient des vins de Gascogne venant peut-être du

sont faits : au xiii^' s., à ■' Condet » (sur Aisne) : acliat de » vins franchois » pour 171 Ib. payables à Pont-rEvéque [P.J. 810] ; à Corbie (P.J. 484) ; à Péronne (1273, juin; Bonnier, Elude critique, n° 98); à Pont-l'Evêque (voy. deux actes cités n. précédente); à Riu en Biavesis (1292, janv. ; 186 Ib. : Arrh. comm., FF 666 ; 1296, 7 sept. : 20 Ib. ; FF 668), et à Saint- Quentin (P.J. 836) ; pour le xi\" s., on nomme le « Laonnois » et plus précisément « Savegny vers Soissons (P.J. 1482).

2. Sur le vin français, voy. Demangeon, La Picardie, 254-257.

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