l'.j. 4r.il
B. P.J. 442. 448-450, 450. 484, 548, 670, etc.
vins » ou II de carettes ^ ». comme le stipulent des lettres de créances réglables ^ sur le lieu de production ^ ou sur celui de consommation * ou à une foire de Champagne, du Lendit, ou même du Nord, de Montreuil ou de Lille ^. D'autre part, les consommateurs pouvaient acquérir les produits auprès d'intermédiaires non locaux, en l'espèce. « bourgeois » d'Arras, de Saint-Omer ou de Lille ^ : à titre social, les vendeurs n'étaient pas autrement qualifiés, mais comme, tout à la fois, ils appartenaient juridiquement aux villes précédentes, et que celles-ci ne produisaient pas de vin. ils ne pouvaient être que des marchands importateurs. Les créances n'étaient jamais réglables dans les centres des vendeurs, mais, au moins documentairement. selon deux des sj-stèmes déjà indiqués, elles l'étaient à Douai ou à une foire de Compiègne. Si le côté personnel de ces échanges nous est ainsi connu, leur endroit même n'était jamais spécifié et on ne saurait faire aucune hypothèse à ce sujet : évidemment certains « marchands estraingnes » pouvaient venir jusqu'à Douai et, au besoin, vendre leurs marchandises dans « l'estaple ' », mais il reste impossible d'émettre une remarque ou une conjecture précises sur ce point. Postérieurement à ces premiers renseignements, après une longue interruption documentaire de près de soixante-dix ans, à la fin du xrv^ siècle, toutes les distinctions précédentes semblent disparaître et les très rares indications que l'on possède montrent les Douaisiens se
1. Lf premier, nous l'avons déjA dit, > don Pont-le-Veske , n"e.st d'ailleurs en rapports qu'avec un individu de Gœulzin au sujet d'un procès (1319, 2 sept. ; Atc)i. conim., FF fi71), mais l'acte en question, un ehirographe, est passé devant la juridiction échevinale et, dans ces conditions, il est probable que le courtier eut de fréquents rapports avec les Douaisiens eux-mêmes ; d'autre part, le courtier des charettes se trouvait à Compiègne (CC 745).