‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 248 sur 993 · Voy. plus haut · texte numérisé non relu

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contentant d'acheter directement leurs vins à des gens de Laon ou tie la région sans autre spécification ^.

Le transport des liquides nous est extrêmement mal connu. Selon leurs lieux de provenance, certains vins n'utilisaient peut-être qu'un juode d'expédition, terrestre ou maritime, d'autres employant au contraire les deux. Pour les « crus » français, la route la plus directe paraissait être évidemment celle de terre. En 131.'}. quand la ville établit « la vinée ». les produits de rilc-de-France venaient ^ pour la plupart de Pont-l'Evêque, certains du « Loenois « ou de villages de ce pays, mais quelques-uns arrivaient du point intermédiaire d' Arras ^. Tous, dans ces conditions, prenaient presque nécessairement la voie terrestre et. on l'a déjà supposé, devaient passer par le village de Bapaume '', ce que confirmerait le transit par la capitale voisine de l'Artois. Le vin de Bourgogne, que la commune fit revenir aussi à ce même moment, suivit une route inconnue, mais, au xiii^ siècle, les Douaisiens en avaient acheté à des marchands de Lille ^ et il est donc possible que cette marchandise ait emprunté, au moins partiellement, la voie maritime : elle aurait descendu l'Yonne et la Seine et .serait entrée par Calais. Gravelines ou Bruges *, avec, de ce dernier côté, la remonte de l'Escaut et de la Scarpe. Les vins du sud-ouest qui, on le sait, étaient presque uniquement appelés du nom de It'ur port d'embarquement, arrivaient à peu j)rès forcément en effet par nier : dans un cas également. ;ui xiii*' siècle, les Douaisiens s'en procurent

2. Los " vniturr^ (^Iniont nmpn(Vs ^ par N. « de ■ U>I endroit (CC 746, d^lbut ).

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