‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 254 sur 993 · ce · texte numérisé non relu

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li. P.J. 238», "B.

7. Id., § tl. — Cf. pour Tournai, Vorrioat, Lt» regiMrr* de juthce, 73.

cellier, défense dont le but certain était de prévenir les confusions, volontaires ou non. entre liquides de valeurs différentes. Il fallait ranger les tonneaux sur les chantiers clans les trois jours suivant leur « déchargement ^ ». C'est également dans le même laps de temps qu'on ordonnait « d'oster les lies », car on ne pouvait les « couler » avec le liquide en vendant ce dernier ; mais au contraire on devait échanger le vin « sans couler ^ » par un procédé quelconque, clarification dans le même récipient ^ plutôt encore peut-être que transvasement : on éclaircissait la boisson. A ce moment, sans doute, venaient les priseurs officiels pour « veir, prisier, aforer et ensaingnier* n le vin. vérifier le rangement, déterminer la qualité, en conséquence appliquer le prix, ensuite, faire mettre en perce et enfin, placer sur cette pièce une marque administrative indiquant que le contenu était bon à vendre. En dernier lieu, au xin^ siècle obligatoirement ^ et, à l'époque suivante, d'une façon seulement facultative, s'exécutait « le criage des vins * ». En ce cas ', avec le priseur descendait au cellier le crieur qui. de chaque pièce, prenait « un demy-lot de vin et tel pot que livrer vora le tavrenier, mais qu'il tiengne le mesure du dit demy-lot et que il soit tels que on le puist porter en se main san.s le vin respandre. Dont dicelh vin ainsi pris et un hanap tel que baillier le vora le dit tavrenier.. . . devera li dit crieur porter avant le ville es lieux acoustumés.... et le dit vin denonchier et crier publiquement à haulte vois dont il est. de quel pays et terroir, le nom et sournom du vendeur et le pris sur ce mis et assis et d'icellui donner et assaier à tous qui le requerojit . . . par assay faisant ». Le crieur (( reportait » ensuite le pot et le hanap « sans vin » au

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