‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 260 sur 993 · Duthillneul. f · texte numérisé non relu

Duthillneul. f

6. Exemple cité d'E. le Uoudallier (Duthillœul, 67-72 et surtout 69).

paier sen escot * » ; puis, des « josteurs lillois » étant venus « faire des fres » dans une autre •< maison » d'un « brasseur », où. croirait-on, devaient se vendre à la fois vin et bière, des Douaisiens demeurent " por conter et por paier le despens » directement à quelqu'un « Ici estoit là por recevoir Targent que on li devoit ». une sorte de « butïetier » par conséquent '-.

Les vins dont on consommait les plus grandes quantités étaient surtout les deux genres de France et de Bourgogne, et en particulier le premier, plus ordinaire. Quand la ville établit la « vinéc ». elle ne fit revenir que ces deux variétés, les vins français formant la partie la plus importante. Les vins du sud-ouest n'apparaissaient que rarement et le « rinnois » ne se rencontre qu'à partir du xiv^ siècle seulement et d'une façon tout à fait exceptionnelle. Quant à la consommation des espèces spéciales de chaque genre, on ne peut rien dire de précis à ce sujet. Il semble cependant que les Douaisiens affectionnaient assez particulièrement « le vin de franchois moust ». le vin français nouveau '.

L'importation pouvait être suivie de la réexj)ortation. Mais celle-ci n'était autorisée qu'avec le consentement de sept échcvins au moins '' : on ne la connaît d'ailleurs pas en réalité ^. En tout cas, le principe précédent, un peu exceptionnel, confirme de son côté l'importance qu'on attachait d'une façon permanente et intensive à cette partie de l'alimentation urbaine et complète évidemment les mesures déjà citées relatives à la nécessité d'un écoulement courant et régulier des vins dans l'intérieur de la ville.

C'est que l'en.senible de ce connnerce devait être a.s.sez considérable. Du côté officiel, la quantité de vins que paraissait consommer et offrir radministration. le rendement cons-

Page 1