‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 261 sur 993 · Id · texte numérisé non relu

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3. Voy. on pnrticiilior los doux rnmptPH tlo In \ iiK^r nnnlj-Ri^s Hnn» Finanrr», 262, n. I.

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tant de l'assise sur cette boisson, exceptionnellement les ressources supplémentaires que pendant sept années connues, de 1313 à 1320, la ville essaya de tirer de la « vinée », d'une sorte de demi-monopole du vin : du côté privé, au xm^ siècle, la quantité d'actes d'achats et en général les mesures prises en vue d'assurer une consommation locale constante et facile, soit par l'ouverture des tavernes, soit par les restrictions de principe apportées à l'exportation, prouvent aisément la valeur du commerce des vins et l'usage commim de ces derniers.

Enfin, les représentants de cette économie nous sont assez mal cormus. Du point de vue extérieur, c'étaient tout d'abord les c< caretons ki vins amainnent ^ ». Ils ne pouvaient guère être qu'étrangers '^ et, à l'inverse de ce que l'on constatera pour le blé, ils n'avaient sans doute qu'un rôle de simples conducteurs : dans ce cas, en effet, ils accompagnaient une denrée tout à la fois lointaine et assez cbûteuse dont ils n'auraient été que difficilement les propriétaires. Mais, à cet égard, on doit se contenter d'une indication très générale.

Sur place et d'abord du côté industriel, ce négoce entraînait l'existence de « cuveliers » s'occupant de « marchandises de bois servans à cuvelerie » et probablement ainsi, fabricants et vendeurs de » fus ^ ». Ensuite, les commerçants pouvaient être, on le sait, forains ou urbains. Il est sans doute préférable de considérer en premier lieu les trafiquants du dehors, car ils devaient être des importateurs. C'étaient peut-être ces « hom estrange » qui amenaient du vin en l'étape et y avaient des celliers *. On sait qu'ils ne pouvaient pas prendre le muiage, mais exclusivement le forage plus désavantageux •". Cependant, ils semblaient vendre leurs produits au détail

2. Dan» la \in<^e de 1313-14, les origines probables des caretons sont assez fréquemment inclituiées, mai.s ces détails sont sans intérêt général (CC 745, début ; voy. Fiminccu, 2f)2, n. 1. I, § 3-4).

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