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TROISIÈ>tE PARTIE. — HISTOIRE ÉCONOMIQUE 311
étaient attachées par deux « liens » séparés d'un pied, « boins et soufBssans à le gauge et à le longueche de le kaine ^ ». Ces marchandises, selon leur matière, étaient sinon de dimensions variables, du moins de noms différents : l'herbe était rassemblée en « bouges ^ », les « veches » et les « bâches » en « denrées * », la paille en « fais * ». Le fourrage en général ne pouvait être emporté que dans ces conditions : celles-ci réglées, c'était alors seulement que les porteurs entraient dans le bateau et dans la voiture et « desackaient et traiaient » les bottes ^.
Probablement les transportaient-ils aux lieux de vente proprement dits : car le Rivage ou tout autre endroit pubhc, où arrivaient les produits et où on les « loiait », autant qu'on peut s'en rendre compte, paraissaient bien être des heux de déchargement et de transit, mais non pas d'échanges. On expliquerait même ainsi l'interdiction assez bizarre, à laquelle nous avons déjà fait allusion, imposée aux habitants, d'acheter à des étrangers, dans la ville ou dans la banheue, de la paille « à car ne à carette ne à nef », c'est-à-dire tant que le produit n'était pas déchargé ^. Or, le fourrage n'était certainement pas non plus vendu aux marchés ni aux halles, mais il semble qu'on le transportait dans des « granges ' », et puisque les vendeurs, quand ils voulaient « vendre à autruy », devaient l'y « desloiier et faire « reloiier » » ensuite par les lieurs officiels *, ces lieux de dépôt servaient sans doute également pour la vente. Ain.si, l'échange à domicile .seul aurait existé, mais cette question ne semble pouvoir se traiter que d'imc façon assez vague, en dehors des reconstitutions exactes des transbordements successifs de la marchandise.