‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 269 sur 993 · P.J. 2405-8, 9, "-2412-242, passim · texte numérisé non relu

P.J. 2405-8, 9, "-2412-242, passim

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La vente n'offrait d'ailleurs aucun caractère bien particulier. Seules, (les dispositions obligeant les importateurs, qui « amauient du foerre " à Douai, à l'y mettre en vente pendant deux jours et à n'avoir que le troisième la liberté de le vendre où ils voulaient, ou des prescriptions interdisant la revente * semblent, une fois de plus, être relatives à l'accaparement.

A regard des prix, il ne nous reste exclusivement que le tarif des « bouges d'erbe « en 1251 -.

Les représentants de ce commerce sont, pour l'entrée de la marchandise, désignés une unique fois comme « bourgeois, nianans ne forains ». ayant amené des fourrages pour les vendre ^. L'importation aurait donc été faite aussi bien par des habitants de la ville que par des étrangers. Cependant, en dehors de cette mention exceptionnelle, les premiers ne sont jamais nommés. Les expéditions paraissaient toujours être exécutées par des c hom deforain », plus exactement par des « marchans estranges » qui » amainent fain en nef » ; ils les mettent au besoin « en grange por vendre * ». On ne sait .s'ils étaient producteurs. Peut-être étaient-ils spécialement des importateurs par voie d'eau, car on mentionne aussi des « caretons ne autres laboureurs * », qui utilisaient forcément la voie de terre et qui peuvent être sans doute considérés comme les propriétaires des produits qu'ils amenaient. Mais, ainsi que nous l'avons remarqué, leur importance semblait être bien inférieure à celle des marchands proprement dits. De ces importateurs et même des marchands se distinguaient les « fouriers * » : non seulement, par leur dénomination spéciale, ils ne paraissaient pas se confontire avec les expéditeurs, mais comme, en réalité, on leur interdisait " d'avoir [lart ne compaingnie à fain (|iir limn deforain amaine » tant ((u'il

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