‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 270 sur 993 · l'.J. 241 3 ut · texte numérisé non relu

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était à vendre, et aussi d'entrer dans la nef jusqu'à ce que '( li livreur en aient mis hors la marchandise ^ ». ils semblaient être expressément exclus de l'importation. Peut-être cette séparation était-elle une mesure de défiance destinée à empêcher l'entrée frauduleuse des marchandises ou leur mise en vente avant leur inspection. On sait simplement d'ailleurs que ces « fourriers manant en ceste ville acacent fœrre à home estrange » et qu'ils pos.sédaient. eux aussi, des granges pour la vente -, Du côté juridique, ils ne pouvaient former aucune association et même deux d'entre eux ne devaient pas « mettre leur fourrage ensamble en une grange^». La seule explication possible à cette défense serait la volonté d'empêcher, entre des produits de propriétaire.^ divers, des confusions assez faciles dans ce genre de denrées en raison de la ressemblance de l'aspect extérieur des matières.

Au commerce des fourrages, on peut joindre celui des chevaux. Son but. .semble-t-il, était double ; on « mettait » ces animaux « à luiage » ou on les « livrait pour cevalcier * » : on les louait ou on les vendait. Les échevins édictèrent quelques dispositions théoriques au sujet de la location, et plusieurs actes pratiques relatifs à la vente nous sont restés. D'une part, les bêtes devaient être d'une « valeur » minima. qui varia selon les époques, et à un certain moment, elles formèrent même^deux catégories ^. On ne pouvait pas les utiliser avant l'inspection des esgardeurs, auxquels s'ajoutaient au besoin des échevins ; les uns et les autres, après avoir vu si les bêtes étaient « soufïisans », donnaient «congie du loiier*» : sans cette inspection, l'employeur n'en « aroit nient » au cas où « il en meskaoit ' ». Cet examen technique semblait même

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