Du moins dapn's P.J
7. On ne peut, A vrai dire, déterminer bien exactement la forme de la vente du sel. Du point de vue théorique, en 12.50, un ban intordit aux
• sauniers de sieeer hors de le maison por vendre '■ (P..J. 24<i*) : en I3H8, dans la vente du droit du mesurage du sel. on parle d'abord de « marcliana et bonnes gens qui nécessité aront do sel livrer et mesurer en nef, alevioir», car, carotte, pronier ou ailleurs - ; également, on i mesure sel on aucunne nef, ponthon, ou vais»»'l ou en car ou carotte • ; de nouveau on parle de le
• mesurer en gronior - (P.J. I2H3) ; en 1392, un ban expose qu'on • mesure sel en nef ou en grenier • et qu'on le ■ vend en cars, on sas ou en carotte • (P.J. 1473" et ") ; d'autn> part, dans la pratique, nous avons déjà mentionni^ la ■ mise on vente •. on 13.59. d'une nav<''«> de sel au Kivage > (voy. ci-dessus, 183, n. 0). D'âpre ce qui précède, un |>uurrait conclure (jue
Ensuite, si « aval le ville » la vente paraissait être interdite, et l'on ignore pour quels motifs, à l'égai'd des « porées » et aussi des volailles et oiseaux de rivière, elle était permi.se pour les seules fraises ^. Le négoce aux haUes était également représenté au sujet des épices des merciers et des matières grasses des bouchers ^ ; ce mode de trafic, nous venons de le dire, offrait ce caractère spécial de ne pas se faire simultanément avec un autre sy.stème d'échanges. Mais le régime commercial le plus usité devait être celui des marchés, au nombre de trois, dont deux ne différaient d'ailleurs que par le côté juridique. Les légumes, quelle que fût leur provenance, se vendaient tous au ■' maisel as Porées, au Rivage ^ ». Les fruits et les volailles en particuher, et sans doute d'autres menues denrées encore, étaient offerts par les bourgeois seuls à « la crois as Poulies », au marché de la rue des Foulons ; les mêmes « veneus », apportés par les forains, s'écoulaient dans une partie du marché au blé *, confirmant ainsi le rôle essen-
l'échange s'effectuait, probablement à un nmrclié pour les arrivées par voie de terre (« en cliarett« » ou « en car »), au Rivage poiu: ce qui venait par voie d'eau ou enfin à domicile ; mai.s on peut se demander si, dans les deux premiers ea-s, il ne s'acissait pas d'im simple transbordement, avec mesurage, des produit,s vendus préalablement et emmenés des endroits d'arrivée aux endroits de débit réel et rien de plus. On ne parle jamais, en somme, de vente de sel au marché des menues denrées et quant au port, il ne semble pas être un endroit d'échanges (voy. plus haut 202) ; dans ces conditions, la vente exclusive à tlomicile jiaraît donc avoir été possible.