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que cette industrie et ce commerce, par leurs conséquences, dépassent largement l'économie urbaine et même nationale et que les métiers comme les greniers de la cité de la Scarpe ont une importance internationale. Mais si les similitudes ne sont pas douteuses entre ces deux manifestations économiques, on ne constate pas entre elles que des ressemblances, si bien quelles ne pré.sentent pas la même importance pour la ville.
De la façon la plus générale, la draperie était à la fois une industrie et un commerce. « la marchandise du bled ^ » un pur commerce. Aussi, bien que Douai ne servit dans les deux cas, nous l'avons dit, que de lieu de transit, la laine y recevait des transformations indispensables et profondes qui modifiaient complètement sa nature, tandis que le blé n'en éprouvait aucune, il ne subissait qu'un changement de place. La première matière, par suite, donnait forcément lieu à une industrie intérieure, qui avait une extrême importance économique et sociale, elle occupait toute une population, en principe l'enrichissait, créait un état social particulier et, même au dehors, portait nettement l'empreinte urbaine. Si ce phénomène se manifestait également à propos de la seconde marchandise, si les greniers à blé devaient occuper et enrichir aussi un certain ensemble de travailleurs, ce n'était plus qu'à un degré infiniment moins important. Mais, même si l'on se place du simple point de vue commercial, les entreprises de draperie avaient plus d'envergure que les exploitations de blé, car la matière venait de plus loin et allait aussi à de plus grandes distances dans le premier cas que dans l'autre : la différence était surtout sensible pour l'importation, si bien qu'au fond, contrairement à ce qui se passait pour le drap, les marchands de blé ne s'occupaient pas en réalité de faire revenir la matière première, mais simplement de l'acheter une fois arrivée au lieu de transbordement et ensuite de l'expédier au dehors. Leurs affaires, non .seulement n'avaient