‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 285 sur 993 · Voy. pluH haut · texte numérisé non relu

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S. I'.i Ils, 348. 3Hi). 4(12. (ir.4. !I17. KHI. IIS4. 1201. 1211. 1218.

blaient posséder des terres productrices de céréales dans te district, mais surtout, semble-t-il, au sud de la ville entre Douai et Cambrai ou Arras. par conséquent en dehors de la Flandre ^. C'est ce que montrent d'abord un certain nombre d'actes de mutations ^, dons ou ventes d'habitations rurales ou de terres seules, passés généralement, autant qu'on peut le reconnaître, entre Douaisiens seulement et parfois au profit de « forains ^ », mais ces pièces, sans aucun détail particulier, ne présentent qu'un intérêt de fait très géiiéral. Plus intéressante est une série de baux conclus dans l'ensemble pour la culture des terres, à titre presque toujours temporaire en tant qu'accensements * et très rarement perpétuel comme arrentements ^. Sous le rapport personnel, les parties ne sont jamais socialement désignées, mais les propriétaires, en certain nombre du moins, semblent par leurs noms appartenir au patriciat ". et rien n'est plus naturel ; les « censsiers » ou rentiers qui habitent dans l'endroit même où se trouve le bien ou dans une agglomération voisine, en l'absence d'indications précises, ne peuvent être regardés, d'une façon très générale, que conime des cultivateurs ; en tout cas, jamais

1. Cette constatation est le résultat non seulement des indications contenues dans le» P.J. qtie nous allons énumérer, mais de recherches dans l'ensemble des actes privés de même ordre qui s'étendent du milieu du xm" siècle environ à la fin de la période française (Arch. comm., FF 057- 077). Noua ne pouvions naturellement tout publier et, en raison de la similitude de tous ces actes, nous avons même été très stricts dans leur choix. Dans renscmble, les deux P.J. 1044 et 1103 sont intéressantes parce qu'elles donnent un aperçu de l'importance des biens et des revenus fonciers <|ue possédaient les Douaisiens dans les environs de la cité. En particulier, pomles propriétés situées du coté de Cambrai, voy. P..T. 23. 299, 732, 775, 1044, 1290 ; et vers Arras, on constate que les Douaisiens paraissaient pos.séder un grand nombre do biens dans les deux petits villages do Cuincy et de Quierylu-Motte, l'un tout voisin de Douai, l'autre plus éloigné au sud-est (P.J. 350, 371. 1033. 1030. 1073).

3. Ainsi, en juin 1201, « J. Li Cordiers » et sa femme vendent à un individu « de Fressaing tel tiere ke il avoient el tieroir de Buignicourt et de Fressaing " (Arch. romm., FF 006).

4. Aucune indication de situation : P.J. 340, 1070 ; banlieue, 348, 917 1041, 1201, 1211 ; environs, 23, .371, 732, 1030, 1290.

0. C'est certainement le cas dans les P.J. 732, 1033, 1036; 1041 (écuyer).

on ne voit nommés parmi eux des petits seigneurs locaux, des clievaliers. La propriété même, en dehors des habitations, est réguhèrement une « terre » consistant en quelques « rasieres » ou « coupes » ou dans la réunion de lune et de l'autre de ces mesures ; la seule conséquence à tirer de ces indications est qu'elles ne doivent certainement pas correspondre à l'existence d'une grande propriété, mais aux dimensions de ce qui, dune façon assez imprécise, il est vrai, serait simplement une « pièce de terre ». Rien n'empêche au reste de supposer et d'admettre (|iie de riches bourgeois en avaient une certaine i|uantité.

Les deux parties passent donc entre elles une lettre d'obligation ', par laquelle le propriétaire, dans les cas de location, donne à son censier le bien « à loial censse » pendant un certain nombre d'années, qui est le plus souvent de neuf, mais qui peut descendre jusqu'à six, cinq ou une. et atteindre inversement seize ou dix-sept. A l'égard de l'entretien agricole des terres, le preneur s'engage d'abord régulièrement à les mener c< à droite voie », à les labourer d'une façon rectilignc, « sans desroiicr et sans refroissier ». sans en changer l'usage ; puis, il promet de les « fumer l)ien et .^iouffissaument » en n'y « tournant fiens » qu'après l'inspection du propriétaire. Du côté pécuniaire, la jouissance de la terre est concédée moyennant la livraison annuelli'. avec ou sans fixation de dates, de quelques unités, rarement plus, de muids. de rapières et de coupes de blé ou d'avoine ; .selon certains principes fondamentaux et qvii se retrouvent dans presque tous les jvctes comprenant des échanges de même ordre, les versements de la censé doivent être faits, non seulement d'après une quantité, mais aussi selcm une valeur déterminées. " ca.-^eune nusiere ou cou|)e à tant de deniers ])ries de le niilleur ■ : et en effet, " tout celui grain » sera apprécié « par le prisie des pri.seurs du markict de IJouay ». (piaiul. selon vme dernière clau.se d'ordri- j)ratiq\ie. le fermage se trouvera livré dans la ville, « dedens les murs

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