I. Viiy. \vH artoH cit<^ p. |»r<^oi'«<iontc
tout là ù car u carete puist carier ». Ces règles se comprennent d'elles-mêmes et n'entraînent pas d'observations particulières 1"^.
La caractéristique de l'accensement était sa limite de temps. L]arrentement ^ était, bien entendu, passé entre le bailleur et le preneur et >' l'hoir » de ce dernier. « à tousjours hiretaulement », moyennant le paiement d'une rente en nature; mais, contrairement à l'ensemble des actes concernant les livraisons de céréales en général et les accords d'accensement en particulier, le seul principe de détail intéressant paraissait être la fixation du versement de la rente à une date toujours déterminée et identique, tandis que pour les censés, on vient de le voir, ce moment pouvait ne pas être précisé. Ce n'était là. bien entendu, que la règle des rentes urbaines, dont beaucoup, on le sait, s'acquittaient en céréales *, extension qui atteste même l'importance de leur culture.
En second lieu, la production pouvait ne pas donner lieu qu'à des rapports réduits aux propriétaires et aux locataires et plus ou moins continus, mais entraîner entre individus quelconques des échanges isolés. Ceux-ci se faisaient sous une double forme générale. D'une part ^. toujours avant la récolte, un individu pouvait vendre à un autre « les preus et les pourtis », la « despouille " ou « la vesture » de terres « avie.sties de ble vert » par exemple, le plus souvent pour la moisson suivante seule et très rarement pour plusieurs successives. Le moment de la livrai.'^on et son importance étaient très rarement .spécifiés. Il s'agissait liV. bien entendu.
1. Voy. dps quittances résultant du i)aionirnt (Ips opnsps dans P..I. 1044. 1103, 1201.
2. Cf. pour VArtoii' quelques détails dans Kiclmnl. 7'. d'Hircçon. 385, 388-389. 403.
3. P.J. 1033 ; r>n se ron<l partieuliiTonient compte do la différence do l'accenseinent et de l'arrentement en comparant cette pièce avec la P.J. l03fi, les deux actes se rapportant au même moment, au même village de Quiery- La-Motte.