‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 298 sur 993 · Cf. plus haut · texte numérisé non relu

Cf. plus haut

agent ou qu'une série de représentants à la fois K De toutes façons, on ne peut pas davantage traiter deux affaires simultanément, vendre à deux reprises suceessives la même marchandise, mais le premier marché reste le bon *. Si, en outre, un acheteur na donné qu'une répcmse provisoire, sa parole définitive doit être accordée avant l'engagement d'une autre opération ^. Lorsqu'un imlividu ou deux u sorvenist au vendre u au mesurer » d'une certaine quantité de grains, sans doute quand les pourparlers sont déjà commencés, les nouveaux venus ne peuvent se faire délivrer qu'une rasière au plus, au prix déjà « barguignie * ». Dans le même ordre d'idées, on sait que les achats journaliers des marchands, des boulangers et des revendeurs sont de quantités nettement limitées ^ et que le coceriau en particulier ne peut pas revendre son acquisition avant trois jours *. Par conséquent, cliaque individu ou chaque société n'a pas le droit d'exécuter des opérations sinmltanées de quelque façon que ce soit, mais uniquement des affaires successives et d'importance restreinte pour chaque marché : on ne saurait être plus strict. Ce sont des modes comparables, des obligations analogues de traiter les marchés personnellement, d'une façon définitive et régulière, sans pouvoir spéculer, accaparer et faire des rafles '.

Les prix ne présentent rien de particulier. Il semble que les mesureurs officiels et l'hôte i)rivé interviennent au moment de leur fixation, puisqu'ils ont défense de pousser les caretons à les relever : probablement leur donnent-ils quelques con-

Page 1