‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 299 sur 993 · P.J. 4im'; ji.iiiilr.- 47'. .iixK · texte numérisé non relu

P.J. 4im'; ji.iiiilr.- 47'. .iixK

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seils ^. On sait que les boulangers règlent leurs acquisitions sur les sacs au comptant -.

La vente des grains, clans la pratique, nous est extrêmement mal connue ou. pour mieux dire, elle ne l'est pas. En principe, elle devait viser trois fins : locale, régionale ou étrangère. Les premiers échanges ayant pour but la consommation urbaine ne sauraient être précisés ou ont déjà été indiqués. En effet, ils ne peuvent, dans Tensemble, avoir donné lieu à des actes différents de ceux qui. conclus également entre Douaisiens. ont déjà été signalés comme engagements originels de livraisons de céréales ou reconnaissances de dettes à ce sujet ^ : c'est qu'au fond, nous ne savons pas exactement si ces pièces représentent des achats primitifs faits à un producteur par un simple intermédiaire, ou des ventes finales conclues par l'un ou par l'autre avec un consommateur : tout au plus peut-on admettre, par exemple, que lorsqu'un boulanger exécute une acquisition *, celle-ci est bien la dernière. Mais, le plus généralement, il faut rester dans l'incertitude, d'autant mieux que l'ignorance oii l'on est de l'état social des acheteurs ne permet pas non plus de décider si ces mutations se réalisaient dans un but privé ou commercial. Seul, le principe d'échanges purement urbains, à l'exclusion des détails, ne doit pas faire de doute.

Venait ensuite l'exportation. Tout d'abord, une partie des grains est amenée dans les environs de la ville, comme le montrent alors des actes •' plus explicites que les précédents, parce que leur fin générale, en raison de l'indication de la situation géographique des acheteurs, se trouve ainsi précisée. Ces documents ne forment d'ailleurs encore que des lettres d'obligation pas.sées par les habitants de villages de ce même cercle de cinq lieues de raj-on entourant la cité, mais sans

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