‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 30 sur 993 · I. Voy. pour plu» de déUils, § 34, 2° et · texte numérisé non relu

I. Voy. pour plu» de déUils, § 34, 2° et

sociale. En effet, la substitution d"un commerce pur et simple à un commerce indu.striel. non seulement ne fut pas, en soi, une question de personnes, mais elle enleva au phénomène nouveau toute influence d'ordre non réel ; il était à un degré trop accentué un simple transit pour occuper une population urbaine de travailleurs bien considérable. Si c'était toujours là une forme d'économie, c'était beaucoup moins un mode d'exploitation. En même temps, on voit que cette transformation toucha les grandes entreprises .seules ; les petites au contraire ne semblèrent pas éprouver de changements bien sérieux : elles étaient trop indispensables pour disparaître comme elles n'avaient pas de nature assez caractéristique pour en changer ; elles ne pouvaient que subsister et que demeurer telles qu'elles étaient apparues. Mais, du côté personnel e lies ne présentaient pas davantage de force particuUère et elles n'en ont d'aiUeurs jamais montré. Par conséquent, tout à cet égard, décadence de la ville comme centre industriel important et per.sistance des seules petites économies locales, s'accordait à expliquer la quiétude, même la routine sociales de cette période.

3° Application des règlements.

A. Les échevinfi

En principe, le rôle du Magistrat dans l'économie n'était pas différent de son interv^ention dans l'ordre juridique. Entre ces deux actions existait bien plutôt une distinction de forme que de fond : aussi n'a-t-on à parler que brièvement des pouvoirs de l'échevinage dans la question présente.

Dans l'ensemble, comme ses membres étaient les chefs de la cité, ils avaient également en matière de commerce et d'industrie une autorité générale absolue. Ils faisaient donc et faisaient faire toutes cho.ses « à lor volenté » ; ils « mettaient conseil à la besoingne » de chacun et ainsi chacun encore ne

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devait agir « qu'à leur discrecion » ou par leur « congie ^ ». Si c'était là le fond de leur pouvoir, sa forme se manifestait en ce qu'ils ordonnaient tout <> selonc çou que il verront que raisons sera » : on devait en conséquence se soumettre à eux parce qu'ils agissaient « raisonnablement ^ ». Bien entendu, cett* omnipotence avait diverses applications. La plus importante concernait le pouvoir législatif. Les échevins faisaient, modifiaient, renouvelaient, annulaient les règlements s, quelquefois, pour ne parler que des pouvoirs qui leur étaient supérieurs *. avec les autorités publique '' ou féodale ". En second lieu, leur action économique propre est indiquée avec des buts très variés. Pour le commerce des vins, ils ont » congnoissance » du déchargement et du rangement des vins dans les chantiers ; ils fixent les prix de vente : ils autorisent la fermeture des tavernes et ils donnent u l'octroi « d'exporter le vin '. A l'égartl des bois, ils reçoivent le serment des consommateurs industriels de ne prendre que la quantité stricte-

1. r.J. 5li'2. 237'. 2(1h'2. ms. 1273». 14733»; U,,;oil, n"" 217^ 219'*. II. b. 3H03<.

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