‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 301 sur 993 · Voy. Financrê, '2'A · texte numérisé non relu

Voy. Financrê, '2'A

4. On ne semble en effet pouvoir citer comme prexives d'envois dans ce troisième district c|Uo deux pièces : l'une de la fin du xiii'' s., de I29B, conr«'rne une vente faite par un ■ bourgi^ois »- patricien i\ la ville d'.Vrras, de (MM) iiiniilH <lo blé : «on intérêt vient de re qu'elle représente imi ras certain, et même le sm-uI connu, de vent*i en jrroa ; seulement, du point de v\ic géographirpie, n^t acte d'abord n'intéres.se pas le nord, nuiis le sud de Douai et ensuite se ra|)porte à une ville en sonuiie voisine, pri-sipie du prefnier district ((Gui"«nonJ. Infrnt. fira cliaiir»... d'Arras, p. 4t>, n. 1); l'autre pièce, du milieu île la wconde moitié du xiv h., do I37S, i-wt n-lalive au reliquat de trois Ib. d'une dette antérieurement contracta pur un habitant de Bruges, jH-ut-étre immigré (• de Xoiielle . ?), envers deux iiidividiia mentionna comme étant de • Hainecourt >, mais demeumot «ans douta à Douai

« greniers à buhot ». placés le long de la Scarpe, servaient à des exportations de ce genre, puisque la marchandise, en utilisant successivement les cours de cette rivière et de l'Escaut, descendait vers le nord ^. Après avoir été transbordée ou non à Tournai sur des nefs gantoises ^, eUe allait à Gand et même à Bruges, où xuie partie était peut-être consommée sur place et le reste certainement envoyé encore au delà *.

En particulier, les rapports commerciaux avec la capitale de la Flandre flamingante donnèrent lieu, en 1357, à la suite de plaintes adressées par les Douaisiens aux Gantois, à mie ordomiance du comte de Flandre, des échevins et des « doyens et commun mestier des navieurs » de Douai et de Gand *. Les Flamands avaient en effet le droit, quand le blé arrivait, d'en garder la moitié au moins et même la totalité dans les greniers de la ville : on décida, « pour bien commun et pour obvier a.5 fraudes », que les bateaux qui seraient amarrés à Gand, « entre deux pons à l'estaple anchiien ^ », y resteraient le cas échéant trois mois, afin de pourvoir aux besoins des habitants ; ce ne serait que ces demandes économiques une fois contentées et le prix du blé revenu à un taux raisonnable, que les Douaisiens reprendraient la faculté de recommencer « à avaler » leur marchandise où il leur conviendrait. Pendant cet arrêt, aucime nef de céréales ne pourrait continuer en aval, à moins d'être à destination de Malines. De plus, les blés passant en simple transit ne payeraient plus l'assise. Comme les navieurs de Gand paraissaient causer des difficultés aux marchands de Douai, surtout depuis Audenarde,

et qui .sont créanciers du premier « pour cause de certaine raarcheandisse de blet » (P.J. 1.337) : la pi^-ce m(^rite d'être cit<^ en raison du caractère étranger de l'acheteur, mais elle n'est évidemment que la con.séquencc d'ime autre perdue, et ne nous donne aucune indication sur la quantité des grains échangés.

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