Voy. plus haut
4. Limburg-Stirum, Cartul. de Louis de Maie, t. I, n" 054. p. 007-009 ; cf. Bignood, Oand, 411 et 423-425. 429.
6. • TuBschen bnigghen «, le portua entre les ponts au Bétail et Saint- Michel (Bignood, 423).
344 LA VIE rRBATXE DE DOUAT
et même imposer leur présence sur les bateaux, on accorda aux Douaisiens qu"à partir de ectto dernière ville, ils ne se serviraient que tout à t'ait volontairement des mariniers en question. Si, à Tournai, ils chargeaient leurs marchandises sur des bateaux appartenant aux Gantois, ils pouvaient descendre, sans doute en aval de Gand, sans rompre charge ; il n'en était pas autrement au cas où les négociants douaisiens faisaient des achats au delà de la même ville et repassaient par elle : ils avaient le droit de ne pas « deschargier en autre neif » leurs objets. Bref, les navieurs de Gand faisaient à ceux de Douai « faverablement toutes amistés pour la marcheandise soustenir et avanchier >'.
On sembla donc s'être rendu aux réclamations des Douaisiens ; ils obtinrent plus de facilités pour le passage à Gand quand la rivière était ouverte et pour l'emploi simplement éventuel des navieurs de cette ville ; la rigueur de l'étape fut aussi diminuée. Auparavant, elle était à la fois fiscale, puisqu'elle entraînait et dans tous les cas le paienu-nt «l'une assise, et économique, puisque de toutes façons encore la ville retenait forcément aussi une partie de la marchandise ; avec l'accord, elle perdait donc entièrement le premier caractère et. quant au second, elle ne le possédait plus de droit, mais de fait, sehm les besoins exclusifs du moment. Elle restait toujours une gène, car il paraît évident, si peu renseigné qu'on soit à ce sujet, que (iand constituait au moins partiellement, non pas une fin, mais un lieu de passage pour Douai : seulement, elle avait cessé d'être un obstacle.
D'un point de vue plus général, ce document et une autre lettre du duc Philippe le Hardi de i:{9(i ', terminant un débat entre Douai et Bruges à l'égard du droit d'étape de la première ville dont la seconde se prétendait exempte, suffisent à montrer, ne serait-ce que superficiellement, que l'alimentation de la Flandre en blé déptndait bien de Douai *.