‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 303 sur 993 · I>.J. 1501; voy. plus haut 2I · texte numérisé non relu

I>.J. 1501; voy. plus haut 2I

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Si de l'ensemble du commerce, on passe aux conditions spéciales de son importance, des suppositions seules sont également possibles. Dans Timportation cependant, tous ce.s « péterons » et « caretons », qui chacun arrivaient avec un cheval ou une voiture, tous ces acheteurs qui, chacun aussi, se procuraient quelques muis ou rasières de céréales, donnent volontiers l'impression que les entrées de blé se faisaient au détail, au moins le plus souvent. Rien ne dit. en effet, qu'il n'y ait pas d'exceptions, que de gros propriétaires régionaux ou étrangers n'aient pas eu à introduire des blés en grande quantité, mais on doit se borner à cet égard à une simple conjecture. L'exportation, au contraire, ne comportait sans dout€ pas un état de choses identique. Toutes les précautions du pouvoir urbain destinées à limiter l'achat ne s'expliquent que par des tentatives probables d'accaparement et d'accumulation de stocks. 8i l'on admet néanmoins que chaque marchand achetait à toutes les réunions commerciales un rauid de blé, puisque trois cents marchés environ se tenaient annuellement ^. il pouvait obtenir légalement un total numérique équivalent de mesures de grains. Aussi, bien que les acquisitions isolées ne .se fissent encore qu'au détail, leur répétition finissait par donner un ensemble élevé et. finalement, les acquéreurs devenaient possesseurs en gros. Au reste, quelle aurait été l'utilité de leurs entrepôts, s'ils n'avaient dû renfermer une quantité un peu considérable de marchandises ? Or, des expéditions par les marchands exclusivement en petites quantités resteraient incompréhensibles, alors qu'il était beaucoup plus simple pour eux d'affréter une nef tout entière ^. Et même, en rai-son du chiffre maximum des blés qu'ils avaient le droit de se procurer annuellement, ils devaient, pour exporter cette marchandise, comme le tonnage moyen des bateaux calculé, on le sait, sur le muid de blé. était loin d'atteindre une containo de ces mesures '. fréter

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