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plufi d'une nef chaque année. Ils étaient donc tout naturellement exportateurs en grandes quantités. On supposerait ainsi assez légitimement, scmble-t-il. que le trafic dexportation des céréales entraînait lexistence d'un commerce en gros.
En fait, malgré lextrême rareté des renseignements pratiques sur ce sujet, on remarquera d'abord cjue, dans les actes concernant précisément la navigation de la Scarpe, le tonnage des bateaux est. comme nous l'avons dit, régulièrement exprimé en « nmis de grains » ou « de blé ^ » ; puis, à la fin du xiv^ siècle, en 1394. deux « marchans de grain eervoisier « ont vendu deux nefs à un « navieur » et. en 1397, « deux bourgeois de Valenchiennes « ont affrété « à un naviere bourgeois une nef quierquie de blé - » ; enfin, une centaine d'années auparavant déjà, à la veille des guerres de Flandre, un jiatricien vendit « à le vile d'Arras » 001) nmis de blé pour 3.ouo Ib. par. * ; cette vente, tout en concernant non pas le nord, mais le sud de Douai et en se rapportant à une ville assez voisine, presque du second district, est cependant intéressante par rancienneté de sa date et surtout par la précision et l'importance considérable de l'échange. On peut croire que ces indications réelles, si « sporadiques » soient-elles, confirment bien la justesse des principes émis.
Enfin, les caractères de ce commerce en gros se complètent sous le rapjjort personnel par l'existence de représentants s'en occupant peut-être dune façon exclusive. Bien qu'en effet les agents de tout ce trafic des céréales nous soient particulièrement mal connus, il semble que la vente et l'achat étaient séparés et que. pour chaque élément, se mont raient deux catégories concernant le trafic local et les échanges extérieurs. En premier lieu et dans l'ensomble, nous voyons mentionner n les hom de ceste vile ne deforain « qui « amainnent blé cl marcliiet ". les " bourgois. manans et forains » qui y