‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 307 sur 993 · P.J. I4iH · texte numérisé non relu

P.J. I4iH

350 LA \IE rHIÎ-UNE DK DOUAI

comme acheteurs du dehors, et c'est même avec eux phitôt qu'avec tous les autres négociants que les courtiers paraissent être en rapports ^ : on a là la meilleure preuve de la prédominance de lexportation lointaine. Malgré la défense de leur association avec les commerçants locaux, sans doute les uns et les autres avaient-ils la même nature économique. Beaucoup de forains aussi doivent être les possesseurs des entrepôts, les affréteurs des nefs, avec lesquelles ils « avaloient » dans la Scarpe et dans lEscaut -. Dans l'ensemble, rien ne serait sans doute plus intéressant que de reconstituer la vie de tous ces négociants, qui semblent s'être livrés au grand commerce, mais c'est ce qu'il est absolument impossible de faire. On peut seulement admettre que ces marchands devaient être d'assez puissants personnages et suffisamment en vue, puisqu'on le sait, en 1322, ils amenèrent contre eux une « esmeulc pour cause du blé ». un des deux seuls mouvements à caractère social dont nous connaissions l'existence dans la ville avec la révolte des tisserands on 1280 *.

o) Le poiason.

ïl Le poiifon d'faii douer *.

11 existait un certain nomljrc de genres de « pisson de douce euwe )' qu'on tlistinguait en général selon leur grande ou (' nienre grandiiii ■. évaluée en « pauchison «. en pouces*. Les espèces de tailles inférieures comjjrenaient le^s « menuises ou nourechons », évidemment les jutits poissons ; les « gouviuus " en particulier en faisaient sans doute jjartic ". Ix-s grands poissons semi)laient se diviser in deux catégories, déterminées également par la taille moyenne nécessaire pour

Page 1