‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 325 sur 993 · l'.J. 25ll · texte numérisé non relu

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autre côté, du sud-ouest, de « deçà Eu en Xormendie », et cette ville était certainement désignée comme le centre de cette région le plus rapproché de Douai, venaient des moutons, des brebis et des « castres » : on recommandait de les acheter dan.s des villes « où markies keure », pou vues par conséquent d'un service d'inspection, question particulièrement importante en l'espèce ^, En troisième lieu, le sud, l'Artois ou même la Picardie, contribuait parfois au.ssi à l'alimentation de la ville ^. Enfin, on importait des porcs et du bacon, mais sans origine spécifiée ^.

Quant au mode de venue, on sait seulement que les bêtes de Normandie venaient en « foucs », en troupeaux *.

Si on en excepte les bêtes amenées directement par les bouchers et qu'ils devaient conduire directement aussi chez eux, les autres se vendaient à deux marchés : au Barlet, qui avait une utilité absolument générale, sauf dans uu cas*; au marché au blé, employé en effet pour la vente des bacons importés par les forains .seulement ^. Ces lieux d'échanges n'avaient pas d'organisation bien particulière ; au premier se trouvaient les « foucs » de bêtes à laine, qui devaient être soigneusement séparés selon les propriétaires '.

Les prescriptions hygiéniques relatives à l'importante question de « car tuer » étaient assez nombreuses : que toute viande, disait-on, soit « boinne et loial et ferme et sainne et soufissans * ». Dans l'ensemble, chaque bête atteinte de la « morille » devenait inutilisable ". Très fréquemment. les dispositions échevinales se rapportaient à 1 âge minimum en deçà duquel les animaux ne pouvaient être mis en vente et

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