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signalés presque uniquement à titre de résidents. L'état des premiers tantôt reste indéterminé, tantôt peut se préciser. D'une part, quand les bouchers douaisiens se rendent aux marchés des environs ou qu'ils « amainent bacon de dehiaers ou de Bruges ^ n. les vendeurs ne sont pas spécifiés et on ne saurait émettre aucune conjecture exacte à leur sujet ; en fait cependant, ils ne pouvaient guère que rentrer dans l'tine des deux séries personnelles suivantes. En effet, les actes pratiques du xiv^ siècle montrent des achats effectués par des « bouchers » encore dans des villages voisins, soit à des habitants non qualifiés, soit par exemple au seigneur de Lalaing ou à un « bourgois d'Amiens » du nom significatif de « Jehan Langhe de Viel ^ ». Ces résidents dans le pays de production, spécifiés socialement ou non, devaient tous être cependant des producteurs, mais ne faisant que des opérations occasionnelles isolées, et non pas des professionnels, bien que se trouvant en rapports directs avec les acheteurs locaux : c'est là un triple caractère, géographique, technique et économique bien net. Mais, d'autre part, on nomme des « marchans qui beste vengent ^ » et qui, dans l'cnssemble, ne sauraient être que des intermédiaires entre les producteurs locaux et les mêmes acheteurs douaisiens, que ceux-ci allassent « acater » la marchandise au lieu de production, comme cela paraissait être le cas pour les bêtes de Normandie *, ou qu'au contraire ces mêmes négociants vinssent vendre la denrée au lieu d'utilisation, au « marché « urbain, ainsi qu'on le constate pour les mêmes animaux ou pour les porcs ■^. Mais, de toutes façons, la généralité des vendeurs ne devait pas écouler ses produits au consommateur, mais à des intermédiaires.
Dans l'ensemble, ceux-ci étaient de doux genres, locaux ou étrangers. Ix-s premiers, les acheteurs aux vendeurs pré-