‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 337 sur 993 · Voy. plus haut 170 et n. 4 et · texte numérisé non relu

Voy. plus haut 170 et n. 4 et

A Douai même, quel que fût le genre d'arrivée du bois, il semble qu'il devait toujours passer, le menu surtout, par la place aux Raimes, le gros par le Rivage ^ Là, par Tintervention des « esgardeurs ^, livreurs et porteurs ^ ». il était inspecté et « prisé ». puis déchargé et emporté. Los renseignements qiiOn ;i à ce sujet se rapportent surtout, au reste, à lorgauisation des ports eux-mêmes et non à la vente du bois qui demeure très obscure, non sans analogie avec l'échange du fourrage. Ix's (|uais ou tout autre endroit public étaient-ils simplement un lieu d'inspection et de déchargement, de passage en un mot. ou en même temps lui marché \ Si, d'une part, il .semble assez naturel (juc les échanges aient été faits au port, on ne rencontre cependant aucune mention, même indirecte, d'une vente à cet endroit et, d'un autre côté, le sort postérieiu- de la marchandise reste absolument inconnu. On sait uniquement, et sans aucun doute possible, que le bois ne s'écoulait ni aux marchés ni aux halles, et on a une ou deux seules mentions de « laingniers ». qui paraissaient servir de dépôt à des industriels employant le bois, mais non à des commerçants le vendant * ; on parle également de « naviieres u borgois qui met... laingne en sen estre ^ ». mais ce ne s(mt pas davantage des tratiquants. On a enfin mie double mention de vente « par les rues », mais assez obscure, et encore sans spécification de vendeurs •. En sooime. l'h\-pothèse la plus simple ne serait-elle pas d'attribuer aux endroits privés qui viennent d'être cités, le rôle fondanu-ntal de lieux tle vente. Ce serait donc le sj-stème de l'échange à domicile, complété peut-être par celui de la rue.

Le prix de la marchandise, on se le rappelle, était fixé officiellement '.

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