‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 369 sur 993 · Voy. ruliai'tt nuivaiit · texte numérisé non relu

Voy. ruliai'tt nuivaiit

tl. l'.J. IN. - Cf. »\a iKUi iiu|i<irtuiicv jiiruliiiuu, Kivluiu, 30. 7. P.J. 1520.

« arckure », sorte de coffre en bois i. Sur ce dernier, on avait dû ménager une ouverture pour l'installation de la « treiiiuie » : on pouvait la « lever », ce qui indique clairement sa fermeture par un couvercle mobile '^. Les « meules », ou, seaiblet-il, sous un autre nom, les « tourtes », étaient naturellement en pierre *. Des « martiaus » avaient servi à les « afaitier », à les ajuster et à les dresser ; on appliquait peut-être sur les côtés i( quatre chiercles de fier » destinés à les consolider. Puis, certaines tout au moins, nous venons de lobservcr, étaient a trauwés », percées dun trou médian : on avait certainement à y entrer un arbre leur communiquant le mouvement que lui-même avait reçu. Mais cette opération ne devait pas être effectuée sur toutes les meules. En effet, leur préparation terminée, on les « mettait sus », on les plaçait par paires l'une sur l'autre. On distinguait ainsi « celle deseure » et « celle desoubs » ou, d'une façon plus pittoresque et technique tout à la fois, les « mœules courans » et le « lit », La supérieure mobile et l'inférieure forcément immobile. Or, cette dernière, semble-t-il, n'avait eu aucun besoin d'être « trauwet ». Enfin, la « corde de keuvcne à quoj' on lieve le mœule * », pouvait servir à faire varier la distance séparant la supérieure de l'inférieure, selon sans doute qu'on voulait moudre dans des conditions différentes et aussi en vue du ncttovage et de la réparation. Dans certains moulins, l'expression de « meule droite » porte à croire à l'existence de deux paires ''. Outre ces >< roues et meules », existaient encore quelques organes qu'on ne peut guère nettement expliquer, l'out d'abord, la « senuise » est nommée assez fréquemment, même comme « gros menbre » du moulin " ; dans l'acte de 1398. elK^ est « ahersé de quatre estacques toutes nœuves et quevillies de quevilks de fier », mais on y laisse les « vieses

3. P.J. 547. II", 1*, 7<i!t, I3(i<t, 144!» (< tmirtcs >). 1.520.

6. P.J. .547. U". — Sur 1cm meules, cf. KeUer. 13, 42. 47-48. «. P.J. 1311, 1449, 1520.

aisselles » 1. Son iiaportance probable ne permet cependant pas de l'identifier en i|uel(|ue façon que ce soit. Kt encore « 11 broies tant du bos coniuie de fierures » et « le fusée, piet et palette ». énumérés avec « le fier » dont nous avons déjà parlé, deineureiit très ob.><curs. On peut tout au plus atliuettre que cet ensemble, d'après ce qu'indique le fer en particulier, devait se rattacher à l'appareil de l)royage-. Enfin, avec «la corde de kcvene » éfialemeiit nommée ci-dessus, en existait une autre de «tille»' qui« va autour du touret*»; or, le touret était justement un instrument servant à tendre et à détendre une corde ; seulement on ignore tout à fait à quel or^^ane il se reliait. Quelques itistrunuMits ou récipients accessoires complétaient l'outillage proprement dit. C'étaient, d'une part, des « martiaus de quoi on afaite » les meules, comme nous l'avons ilit. et " le siu au lier )i destiné certainement à graisser la machinerie ''. Puis, venaient des récipients plus ou moins fixes et d'autres transportahles. Les premiers, plus étroitement reliés aux roues et aux meules, étaient li- « mait », dans lequel tombait la matière fabriquée après le « molage », et le « huge à mettre le bled de mœlture », coffre évidemment assez graiul. puist|u'un homme pouvait « sir » dessus et où, sans doute, le produit était déposé après avoir été retiré du « mait * ». L<'s récipients mobiles se composaient de « sacs », servant à reiifenncr la matière brute ou transformée, de n corbilles " i.. d'un « van ». ilestiné probablement à agiter les

1. l'.J. Iflao, ot, |)<iur les cHtMgnes, voy. ci-diwoiK 401).

2. La " broi<>M ., odinprwi^ cl<> boiB <<t de for, «Slnil-clle rette lanlornc, dont nniiM HN'MiiK prertcjui^ lU'coHMHÎn'iiu'iil «iippoBt^ et HtliniH l'i'xiHtonoi» (voy. cidi<>u<\i8 4011) Pt <|ui, »aiiM rtn- proproincnl l'appaivil de hroyap», le» meiilpe, on «oinnip, lui cnminuni<|iinit tn'-s diriTtoniont lt> inoiivcmcnt ! l'iiiH, lu fiinée, qui, en principe, i-Ht • la partie de l'eiwieu autour duquel tourne la roue • (Littn^), ^tait-elle <v qui enveloppait le fer danH la partie où il • trauwait • (voy. l'alinéa préeiVIenl). la meule mobile, le • pied -, l'ex- Iréiiillé du fer, fa<,'omié dauN cerlnineH eonditionH et n>|HiHant ou tournant Hur une - palette , pla<|Ui' métallique placée »ur la meule inférieure immobile » Cf. |>out-.tre Keller, 4« (die • Pfannc ■)•

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