l'.J. 340'", loao
grains pour les purifier de la poussière et des matériaux étrangers ^ : enfin, de mesures que chaque moulin, semble-t-il, possédait obligatoirement au nombre de cinq ^.
Si de loutillage on passe à l'exploitation, on constate que les moulins marchaient surtout de jour, mais on ne sait si l'obscurité les arrêtait immédiatement, car on parle de lumière et on recommande aux meuniers d'être jour et nuit à leur entreprise ^. Pour le fonctionnement, chaque usine devait avoir « sen droit d'eau » et par conséquent, le liquide était loyalement envoyé à chacun, sinon on le « mesurait » au besoin ■•. La matière brute portait le nom général de « mosnée » ou, dune façon plus précise, de « tremois » °. On la menait « por moire au mœlin », évidemment dans des « sacs » qu'on « desloiait » sur place *. Peut-être dabord la mesurait-on, puis on la mettait dans des « corbilles « pour ensuite la « vaner », la purifier"; on la versait enfin par la trémie sur la meule *. C'était bien entendu, à ce moment que s'accomplissait l'opération de « moire ». qui n'était peutêtre aussi que la « molture », l'action mécanique par conséquent ^. Aussi, mentionne-t-on. on se le rappelle, la « huge à mettre le bled de mœlture'». En conséquence, cette expression devait désigner également le résultat matériel d'une telle manipulation, ce qui était moulu i". En effet, tout d'abord on parle très fréquemment de « rente de tant de blet de meuture, tel ke li moUns le waigne ^^ » : il s'agit évidemment d'une rent paj-able en blé, mais a\'ant subi l'opération de la mouture,