Cf. MU la iiioutiins Orii({lfr. 24S-2.'i«. 3. I'.J
des exploitations, bien que cette dernière reste effectivement inconnue, et c'est à ce titre qu'une telle liste numérique peut être particulièrement intéressante. En fait, les nombres varient de 5 niuids à 52, avec des chiiïres intermédiaires de 10, 14, 20, 32 par exemple : ce sont donc des différences extrêmes du simple au décuple. Il y avait évidemment de petits et de grands moulins, mais nous ignorons trop chacun d'eux pour préciser techniquement ces distinctions, et il n'est pas moins impossible de déterminer les principes d'après lesquels une exploitation devait être établie ou devait fonctionner pour donner mi revenu ou une production fixés : la concordance entre l'outiUage et la fabrication ou le versement d'un muid de farine ne saurait en aucune façon se calculer. Mais une seconde cause, extérieure et indépendante de la machinerie, pouvait encore intervenir pour différencier la production : c'était la situation des usines les unes par rapport aux autres sur un même cours d'eau. La liste précédente divisait en effet tous les inouUns en deux catégories : neuf étaient dits « deseure «, parce qu'ils se trouvaient placés en amont ; ils recevaient donc directement l'eau motrice ; les sept autres étaient désignés comme étant « desous », en raison de leur situation en aval des précédents : aussi n'obtenaientils qu'ensuite cette même force ^. Or, dans l'ensemble, chaque mouhn de la première catégorie procurait annuellement 35 muids, chacun de la seconde, une dizaine : la quantité moyenne de revenus, et sans doute aussi île production, entre les deux séries, descendait par conséquent de 3 1/2 à un ; en particuher, les plus faibles des premières exploitations rendaient 20 nmids, les plus fortes des secondes 14 au maximum. On atti ibuerait cUflficilement à ces distinctions une simple cause d'outillage spécial et mieux vaut supposer un motif général tel que la forme de réception de la force motrice ; son énergie devait être évidemment moindre quand, après avoir fait tourner les moulins supérieurs, elle parvenait aux suivants ; même
I. C'est ce qu'un uimplc examen du plan 1 permet bien de constater.
à égalité d'outillage, il on résultait bien entendu un amoindrissement de production des établissements de la seconde catégorie. Mais au.>si les avantages techniques naturels dont jouissaient les meuniers « des:ure » expliquent qu'ils aient été astreints à des obligations particulières, en vue du bon entretien de la Scarpe en amont de la ville ^.
Telles étaient les « usines » à blé parmi les moulins à eau. Les autres entreprises utilisant la même force nous .sont extrêmement mal connues. Pour ralimentation, le moulin « à brais ». qui était banal, servait en principe seul « à moire brais * », à donner surtout une « avaine franque et mollue », employée ensuite pour la fabrication de la bière ^ ; d'après son rendement, cette usine, qui faisait partie de la catégorie des moulins « deseure ». paraissait être la plus considérable de toutes. Nous ne savons absolument rien sur le moulin à tan *. Enfin, des exploitations « à moire taillant '" ». on voit seulement quelles avaient de « gros menbres. larbre. le roue, le rouet et les tourtes fierées de quatre chiercles de fer », probablement les iiieules. et encore « le semuse » : ces éléments sauf une disposition particulière de la meule, as.sez bizarre d'ailleurs, existaient déjà, on s'en souvient, dans le moulin à blé.
Si enfin, selon les deux principales divisions établies, changeant de nature de force motrice, nous passons au « moulin à vent », nous n'avons à son sujet que des renseignements sans grand intérêt *. .Avant tout, industriellement, il constituait aussi, sans aucun doute possible, une exploitation « à maurre bled » ; il seml)lc. en outre, que nuilgré l'existence
L'. Tabli-Hii VlP ; Hiir lu fubrivutiuii >lii brais pur le III. « vont <lo l'.Vbbnyo di-M l'rAi, voy. ci-cl«i««iiiM.