Voy. pliiH houi. .Iim
6. Ou plus rxarloinnil. pi-iil-itrc, <1«-m <Ii>ux nxploitolioiui «iiorossivo» (vi>y. ci-<lrt«iiH. 41.1 , n. 5) ; iubim (in ne possi'^dr qii<'li|ilo« ilAtnilH tccliniqin-H qui' sur riinc d'ollis (P.J. 1440).
0. l'.J. I.1II7. — Viiy. (|iii'lr|iK')« rftiscigiionu-ntii tlaiu Out-nnou, La talirr à Arra- (aiiiii'c liHM)), I2tll27.
du moulin « braiserech » banal du prévôt, mais avec l'autorisation de ce seigneur et sous certaines conditions de quantité et de forme, il servait à la fabrication du « brais ». Mais l'outillage proprement dit ne nous est pas décrit et les seuls « hostiux » indiqués sont quatre « martiaux de fier rentanchies « dont « li uns à tieste », utilisé au moins en partie évidemment pour l'arrangement des meules, puis, « un van, deux boistiels et une coupe fierée », simples instruments accessoires, outils de réparation, mesures et rien de plus. En tout cas, il s'agissait bien là d'une usine d'alimentation.
Faisant maintenant abstraction des différences techniques secondaires, l'étude des éléments essentiels communs à tous les moulins semble indiquer que ces usines présentent trois caractères industriels fondamentaux. L'outillage est tout d'abord de tel genre qu'une force motrice naturelle, indépendante de l'entreprise, est absolument indi>pensable pour l'exploitation : sans, elle l'usine ne saurait être. L'outillage paraît être ensuite de telle importance, par son organisation comme par son entretien, qu'un établissement de cet ordre doit constituer une entreprise assez dispendieuse : sans capital, l'usine ne peut s'élever ^. L'outillage enfin semble être de telle complexité que sa conduite doit exiger des aptitudes particulières de la part de celui qui veut s'en charger : sans connaissances, l'usine ne peut fonctionner. Ainsi, dans la préparation, dans la construction et dans la marche, des conditions précises doivent être nécessaires : en effet, il faut pour établir un moulin, de l'eau ; il faut pour l'édifier, de l'argent ; il faut pour le diriger, de la pratique. L'évidence du premier principe se démontre matériellement d'elle-même ; la réalité des deux autres, si elle ne peut en soi se vérifier documentairemcnt, apparaît cependant tout à la fois directement comme la conséquence de la nature industrielle des moulins et indirectement comme le résultat de leur histoire, qui ne saurait s'expliquer que par eux.