n. I.amprocht. D. Il . I.., V. 17, .581, I
422 LA VIE FRBArXE DE DOUAI
En effet, la technique n'a pas qu'une signification abaolue, elle en a aussi une relative: en d'autres termes. elle ne vaut pas qu'en soi. par son côté proprement mécanique, mais sa valeur tient également à ses conséquences. Ces dernières sont de trois sortes qui semblent procéder directement du triple caractère que nous venons de mentionner. De la nature de la force motrice résulte le mode de concession des moulins ; de l'importance de la machinerie, le caractère de la propriété ; de la complexité de l'outillage, le .système de l'exploitation. Dune part, il s'agit des rapports du pouvoir concessionnaire avec le propriétaire ; de l'autre, de la situation de ce propriétaire ; en troisième lieu, de ses relations avec l'individu exploitant. Selon les termes de l'époque, c'est ce qu'on peut appeler la " justice », la « .seigneurie » et la « mausnerie «. c'est-à-dire la concession, la propriété et l'exploitation. De ces trois cléments, mais sans, bien entendu, établir de différences trop tranchées qui n'auraient qu'une valeur apparente et superficielle, le premier a surtout une valeur juridique, le second domaniale, le dernier industrielle.
f) Les conaiqufnccfi île la trrhnique. I . Im ronce»»ion.
ÏA' moulin ne pouvait donc fonctionner sans une force motrice indépendante de lui. La seule en l'espèce était l'eau ; le vent resta longtemps inemployé et ne fut jamais utilisé que tout à fait par exception : d'ailleurs, il était à la libre disposition de chacun, mais, en fait, il n'en est pas moins très significatif de constater qu'il dut en quelque sort*- se régler sur l'autre élément et suivre le même .sy.stèine juridi<pie '. De ce point de vue de droit, le régiuie primitif de l'eau nous est très peu connu. Au x'' siècle, on voit cependant Arnoul ! I " donner " à Saint-Amé « l'eau », qui justement