‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 384 sur 993 · i propriété · texte numérisé non relu

i propriété

Mais la projjriété éminente de la force motrice et de l'usirc ne constitue pas la propriété utile de cette dernière. L'n lien juriilique et permanent entre les deux formes de droit ne se manifeste pas. en admettant qu'il y ait eu primitivement, semble-t-il. un lien réel et occasionnel '. l'ne relation de ee genre parait en eiïet avoir existé à la rigueur, au })rofit. par con.scquent. de la pui.s.sanee .souveraine. Quj-hjues indications doi'umentaires semblent le prouver. Dans la .seconde moitié du X'' siècle, .\rnoul II. duMc antérieurement h 1)89, « donne »

I. • Juotice • ot > fiof • : cf. Chaiiipiunniorc, Eaux, 026; Thévimin, l'ropnéti, 254-25S.

à Saint-Allié un moulin du portus, qui est forcément un bien comtal 1. Une mention directe de ce genre reste sans doute unique. Mais ne peut-on tout d'abord supposer que, dés 1 104 ^, les trois autres établissements possédés par la collégiale ont la même origine, et d'autant mieux que l'un deux provient certainement d"mi don du vicomte ^. De plus, à l'époque proprement communale, la double rente que l'autorité publique retire de deux autres moulins dont le moins ancien de tous, le moulin Neuf *, prouve, au moins dans ces cas spéciaux ^, une ancienne appartenance de la totalité de ces « usines » à cette autorité centrale, et une telle situation primitive vient également comme explication de la propriété récente des deux exploitations par un ancien agent public, le prévôt ^. Précisément enfin, le.^ établissements que possédaient le châtelain et deux ou trois ' de ses alliés ou vassaux, parmi lesquels le précédent surtout, ne peuvent certainement avoir eu qu'une origine publique encore. Mais .si l'on cherche à préciser le nombre et la position de ces exploitations, on les voit atteindre un total de neuf au minimum * et être situées un peu partout, dans le castrum, le portus ou la ville neuve, sauf à Douayeul *.

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