Vny. ci-npri
là même dans une situation pécuniaire spéciale, alors elles se divisèrent. Une exploitation, en passant plus ou moins complètement à la bourgeoisie, paraît avoir toujours appartenu à une pluralité de membres de la communauté : jamais im particulier n'éleva un moulin, jamais non plus il ne dut en avoir un dans sa totalité ^ ; c'est que de même qu'on a pu conjecturer qu'im bourgeois n'avait pas les moyens financiers nécessaires pour édifier une u.sine à eau, ainsi il ne devait pas non plus posséder les ressources financières suffisantes pour l'acquérir et l'entretenir dans son ensemble. La fin comme l'origine de l'évolution de la propriété eurent par conséquent toutes deux une raison technique et la même -.
1. Le second principe, à vrai dire, ne peut peut-i'tre pas s'établir d'une façon aussi certaine que le précédent, parce qu'il s'agit moins dans ce cas d'une question de théorie que de réalité et qu'on ne connaît pas l'histoire complète de toiLs les moulins. Cependant, sur 17 exploitations, on sait que le prévôt en avait plus ou moins cinq (voy. ci-dessus 438), le châtelain de Raohe une (439), le seigneur de Wavrin une encore (ibid.). Saint-.\mé quatre {ibid.), l'Abbaye des Prés une {ibid), le moulin Goulet enfin appartenait à des « parchonnirrs • (P.J. 12t)3. 13(10) : on a ain.si un total de 13 exj^loitations dont la situation est déterminée. Restent donc le? deux moulins de la l'iterne et les deu.x du Ca-stel Saint-.\mé. On ne connaît que les deu.x premiers, d'abord par une mention de rente reposant simultanément sur l'un et sur l'autre {P.J. eO.")). puis, pour l'un d'eu;.:, en 12C3 et en l.'!07, on pari" d'une même rente de 2 ras. de blé ayant appartenu successivement à l'hôpital Saint-Samson et à celui de Saint-Jean de tiérusalem et sise « sor le meulin de le Posterne » ; à la première date, cette rente « est B. d'Estrées ", et à la seconde elle « fu Evrart de S. Venant " (P.J. 421 et 901, III^) : de telles indications personnelles feraient croire que ces individus ont été les propriétaires uniques et dans l'acte le plus ancien, relatif ;'i un débat. In première personne intervient en effet .seule. Brns.sart ne l'appelle cependant f|ue le ■ principal propriétaire ■, mais sans en donner aucvme preuve (Quelques notet)... [sur]... la maison du Temple, 7.5). A vrai dire, il aurait pu être une sorte de représentant des autres. Dans une exploitation dépendant certainement d'une fciçon exclusive de Saint -.Amé, on parle néanmoins du « tans ke sire T. Piketo fu sires don dit molin (P.J. ti-îl) ; or, ce |x?rsonnage, nommé « sires pour la double raison do sa dignité ecclésiastique et de son rôle dans le moulin, de ce second point de vue n'a pu cependant être qu'une sorte de délégué, de < procureur ■ de la collégiale. Enfin les trois autres exploitations, l'une de la Poterne, les deux autres du Castel, nous restent absolument inconnues, mais, et ce serait d'ailleurs également le cas de la précédente, comme elles n'appartenaient pas, sans aucun doute, à tm organisme laïque ou religieux, on |K'ut conjecturer que chacune probablement dépendait d'une pluralité, de parchonniers (Tableau VII''''. '•"•).