‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 393 sur 993 · Cf. pour le haut M. A., Lamprccht, V. H'. L., I · texte numérisé non relu

Cf. pour le haut M. A., Lamprccht, V. H'. L., I

Les propriétaires avaient donc cessé d'être de nature publique, pour prendre finalement un caractère toujours aristocratique et bourgeois de fond, presque toujours plural de forme '. Tel fut létat du xttt^ et du xiv^ siècles. A ce moment aussi apparaissent les indications d'ordre théorique sur la propriété. Le détenant d'un moulin s'appelle surtout le « sires « et beaucoup plus rarement le « signeur * » : « les signeurs de qui les meuniers les tienent ». dit la coutume de 1270; un individu, rapporte une pièce pratique en 1278, a été « sires » d'un moulin *. l'ar analogie, la propriété: est nommée la « seigneurie * ». Ces expressions paraissent avoir une double origine, économique et juridique. Du point de vue le plus général et essentiel, elles semblent bien correspondre au mode de propriété et d'entreprise. Le propriétaire a le moulin, sans doute, mais il ne l'emploie pas : il délègue en effet l'exploitation. Il possède l'élément juridique, mais non l'élément réellement industriel, si bien que lui et s.a proj)riété sont en dehors et au-ilessus, eu quelque sorte, de l'exploitant et de sa possession. De là ces titres de respect, qui rappellent as.sez bien la place éminente et supérieure que la personne et son tlroit occupent vis-à-vis du technicien et de son outillage. Cette explication est si probable que le même terme de u sire » se rencontre également dans un métier de la draperie, dans le tendage où, pour des causes analogues, c'est-à-dire la complexité du mécanisme, le sire a bien aussi la propriété des instruments, mais concède l'exploitation à un « maître ' ». l'ius particulièrement dans le cas présent, ce propriétaire et son bien ont été de nature publico-féodale : de là les noms (|ui leur sont attribués et font spécialement penser à leur origine. Dans l'ensemble, le propriétaire est h tous égards

1. Voy. pur l'x. iiin' (^voliilinn nnHlof^iP A Zurirh, ni'i In prnpriAt^ d«a moulina e«t Hiiocraialvi'iniint piililiqtip, piim iircl(!iHiaHlii|UP, M <>iirin piuia<< nn [mrtin A laliniirp<ii|Nii'|MiM(liiiKtir, 22-2fi): rf. Iiiaina-Btemogg, IlI^.Utlut Kollor, 35-30.

:\. .147U tilni. «m.

Page 1