‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 408 sur 993 · P.J. ni · texte numérisé non relu

P.J. ni

3. ' Pour lo sonimp Hp 40 frana roia<ilx... rpceu comptnnt (1.180, 6 nov. ; Arrh. coinm.. FF «84).

5. C'<> Hont évidpmmr>nt des cau.'tps de ce genre, de nature testamentaire, qni amènent aiinsi l'altribiitinn d'une, de deux ou de trois parts seulement à plusieurs • ayant cause • dans P.J. 1 492''7-'5.

dune rente ^ : ce second s3-stème n'a rien qui puisse surprendre.

Ainsi ces parts, quoique en principe ^héréditaires, et tout en ne cessant plus en général de demeurer dans le même milieu, ne restaient pas forcément chacune en la même famille ni dans son état originel. En particulier, comme aucune raison ne s'opposait à leur partage graduel, le nombre des partici|>ants aux entreprises où elles exi.staient pouvait presque augmenter intlétiuiment. On manque, au reste, d'indications un peu développées à ce sujet, mais l'essentiel est de reconnaître que ces éléments de fortune constituaient de véritables types de « rentes », qui circulaient avec la plus grande facilité et pouvaient ainsi contribuer à la richesse urbaine.

Au fond, il no leur manquait de « rentes » que le nom. Mais précisément, les nmtations de ce genre ne furent pas les .seules. Il sen fit d'un autre ordre, qui créèrent une nouvelle espèce de biens de moulins. On ne les connaît pas, en somme, avant le xiii«^ siècle -. Les propriétaires disposant librement de leurs propriétés, de même qu'ils doimaient ou qu'ils vendaient à leur gré ces biens ou leurs parties, purent établir sur elles des u rentes ».

Celles-ci nous sont connues par leur création et par leur fonctiomieraent. La fondation paraît elle-même avoir une double origine. Elle vient d'abord d'un don. Celui-ci même peut-être immédiat ou testamentaire. En 12.'}()^, Ferraud et Jeaiuie de Flandre i donnèrent » à perpétuité à un bourgeois, (( sur le brais » qui leur était dû chaque année par le moulin Braiserech, avant d'en recevoir la moindre quantité, 60 muids de rente. .Mais ces donations sont fréquemment

1. D'une part, P.J. 1293, «aiiH «loiiio 540, joinfln^ Vncto do 1380 oit/' p. pK-o'-dciitc. n. 3 ; de rautro, .lO.'i.

'i. Ia- prfiiiicr fxcmplo i-st <lr> 1 HtS (l'.J. 4).

.'I. r.J. 42 : on K-aliU'', ce doit être tout li> revenu de la propriété du moulin, iiii iniiuiH d'npn'it In liste d"enit»"mble di-n pnHluilM de t<iut<ta li« exploitations <luuai»iennm, trèa pou postiSrieure ù l'actu pri'Kx''dent : i'.J. 27U, 1*.

aussi des legs. En 1198 i, un bourgeois établit pour Saint- Amé, une « chapellenie de cinq marcs » : le prêtre, qui dira les messes, recevra l'un deux sur la maison du donateur ; l'église assigne les quatre autres marcs sur l'un de ses moulins, afin que s'ils ne sont pas payés régulièrement au destinataire par le bourgeois, l'administration ecclésiastique puisse 3^ pourvoir. En 1339 ^, deux sœurs laissent par leur « devise six rasieres de blet de rente à prendre sour tel partie que elles avoient » dans un moulin. Mais, d'un autre côté, la fondation peut aussi venir d'une vente, sans que d'ailleurs on sache toujours exactement s'il s'agit d'une création ou d'une simple mutation. En tout cas, la cession se fait à titre viager exceptionnellement, et à titre héréditaire d'une façon réguUère. En 1312 ^, un écuyer vend à un individu « 18 rasieres de blet de rente à le vie » de ses deux filles, « dont il fait propre about sour teie partie » qu'il possède sur un moulin. Ou héréditairement, en 1273 *, le propriétaire de quarante rasieres « d'acense » que procure une exploitation, en vend à une femme 12 « à prendre et à recevoir en » cette quantité. Mais, en second lieu, on ne peut parfois que constater l'existence de la rente. C'est le cas dans des énumérations ou des mutations à titre intégral ou partiel. Si d'abord le prévôt « a » le moulin au Brais, cependant, « pour lequel mollin, il est tenu rendre ( t paier chacun an heritablement » trois rentes ; il possède aussi « le Xœuf moullin », mais « à le querque de deux muys de bled » de rente dus à une « cappeUe » de Saint- Amé ^. De même, les deux moulins de la Poterne reçoivent 52 muids de blé comme revenu de propriété, mais « si doivent de rente 20 muis * ». Egalement, un moulin qui appartient à la pré-

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