‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 414 sur 993 · Voy. plus bas • v · texte numérisé non relu

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précédents. Cette situation double donnait aux rentes d'usines une certaine complexité.

Si, en premier lieu, on examine les rapports des rentiers avec la propriété, ce caractère se manifeste d'abord au sujet des concessions, dans des circonstances extraordinaires par conséquent. Toujours, elles se produisaient quand le propriétaire du bien ou l'exploitant du moulin ne pouvaient plus payer les revenus au règlement desquels ils étaient assujettis : ils devaient alors être remplacés. Or, pour les biens ordinaires, les rentiers, par principe, intervenaient et signaient avec le nouveau propriétaire la nouvelle convention ^, comme le faisait pour les moulins le propriétaire avec lexploitant. Mais, dans ce genre d'économie, le concédant agissait généralement à l'exclusion des rentiers et ne se les adjoignait que par exception, sans raison visible même ^. En effet, en dehors des moulins, la présence de ces rentiers était indispensable, puisqu'ils se trouvaient seuls avec le propriétaire ; elle ne l'était pas forcément dans les entreprises industrielles, car. en raison de leur dépendance du détenteur, celui-ci pouvait les remplacer et se passer d'eux.

La concession signée, dans l'exploitation courante trois cas semblent être possibles. En général, à la différence des propriétaires et par analogie avec les rentiers ordinaires, les rentiers de moubns ne doivent pas intervenir dans la conduite des entreprises : en effet, par la mutation de certaines rentes, aucune obligation n'est imposée aux nouveaux intéressés ', alors que, dans d'autres cas. le contraire peut se pré.senter. Un système mixte paraît également exister. Un propriétaire *

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