L' exploitât ion
V Le propriétaire.
Mais naturdloment le moulin n'avait uno valeur pécuniaire que s'il en possédait avant tout une inilustrielle : revenus et rentes n'étaient payables que si rexploitation se trouvait en état de les pa\er : bref, la seigneurie ne jouissait d'une réalité économique, que si une semblable situation était celle de la partie opposée du bien, de la « maunerie * », c'est-à-dire de loxploitation. Ici intervenait le troisième principe tochiiiiiuc que nous avons formulé -. A priori, rien n'empêchait le seigneur de diriger personnellement un moulin, et nous avons même des exemples apparents de cette organisation '. Mais en fait, et d'abord sous le rapport réel, par suite de la complexité toute spéciale de l'outillage, les connaissances particulières préalables que son exploitation devait nécessiter, l'apprentissage du moins effectif qu'elle exigeait sans aucun doute, puis, les tlifficultés diverses que ne pouvait nianquer d'amener le fonctionnement de la machinerie, en particulier, la surveillance incessante qu'il entraînait et le temps qu'il absorbait, rendaient bien peu possible et probable un exercice personnel de la direction de cette meunerie par le sire. Et ces empêchements techniques ne pouvaient qu'être encore accrus par la situation sociale des propriétaires : ce n'étaient pas les seigneurs, ce n'étaient même pas davantage la pluralité des parchonniers bourgeois qui allaient prendre, pour des raisons diven-^es et trt)p faciles à supjjoser et à adnu'ttre, rexploitation de leurs usines en mains propres.
1. • Tant |>i>iir li- HeigniTio cuinnio pour lo nmiinorio > Holon uno cxproasion di^jà ciltV (l'..l. I3t!!t ; ji'i'iili"'' ci-ili'a»mH. 447, n. 4). et voy. <l<"« inonlioiiîi pxcluMiv.^ tir la . iiiiiiiiprio • dans l'.J. 18, 3!». S."). 421. 547. 1"**.*','». 11'^