‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 421 sur 993 · Voy. fi-<l('»Hns 4fi · texte numérisé non relu

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preneur, ne paj^ent pas leurs propriétaires, qui les font donc saisir, et par conséquent elles manquent d'exploitant. Il faut, en effet, pour que les sires et parchonniersrccomineneent à recouvrer leurs revenus, car tout est là, qu'ils se procurent un meunier, afin que « briefment « le moulin soit « pourveu de réfections et retenages », c'est-à-dire que, pécuniairement, « il convenoit mettre très grans mise.s à la... reparacion ^ ». Dans ces conditions, l'interruption de l'hérédité est à priori nécessaire et un arrangement avec un nouveau meunier indispensable, en même temps que son arrivée est expliquée. Pour les autres cas, au contraire, et ce sont les plus fréquents, on se borne à noter l'entrée en rapports des intéressés. En 1309-, 8aint-Amé propriétaire, et par exception les rentiers d un moulin, déclarent « l'avoir tout ensanle donneit et otriiet à rente » à un individu. D'autres constatations sont faites dans des termes semblables'. En l.'ÎS.'î, pour le moulin à vent de l'Abbaye des l'rés^, les preneurs, sans aucun doute sur la convocation des propriétaires, « sont personelment comparru. de leurs boines volentés, sans contrainte » : quelle que soit donc la raison du changement de l'exploitant, on ne la spécifie pas et il faut se borner à prendre acte du fait luimême. Mais il ne peut que correspondre également, quoique d'une façon moins visible que précédemment, à une rupture de l'hérédité et il se traduit aussi, bien entendu, par une convention entre les parties '.

Cet accord, semble-t-il. peut comprendre, selon les circonstances, deux, trois ou cinq phases, sans que les causes de l'emploi de chacun des systèmes puissent tant soit peu être déterminées : convention officielle échevinale et début de l'exploitation ; ou engagement privé de pourparlers, accord administratif et origine de l'exploitation ; ou enfin, engage-

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