‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 433 sur 993 · Cf. t · texte numérisé non relu

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nier unique, si bien que. comme aucune séparation n'est possible entre eux. ils se montrent toujours tous ; mais, en même temps, puisqu'ils ne forment jamais qu'un individu, ils ne sauraient jamais aussi agir que comme tel. La meunerie ne semble donc présenter aucune trace de partage, mais demeurer tout à fait indivise ; la fusion complète entre les exploitants lunifie absolument et la rend toute à tous. D'autre part, au contraire, les exploitants ne paraissent plus se perdre les uns dans les autres ni être solidaires les uns des autres, mais avoir toute liberté d'agir isolément, comme si chacun était seid, au besoin pour se retirer de l'affaire. En conséquence, la meunerie semble être divisée et sa possession partagée entre plusieurs participants. L'individualité absente d'un côté se manifeste donc de l'autre et on croit avoir affaire à deux types divers de sociétés.

Dans la réalité, il ne doit pas en être ainsi : la distinction économique véritable entre les deux e.spèces d'associations n'entraîne pas entre elles une séparation juridique effective. Sans doute, d'ime part, à un point de vue personnel, dans les cas de meunerie réelle que nous connaissons, les relations de la société avec le propriétaire, ayant une valeur générale qui entraîne la solidarité et engage la responsabilité de tous, elles amènent les memVires à se montrer simultanément et à agir de concert ; au contraire, dans ce que nous savons de la meunerie apparente, les rapports de chacun avec un individu quelconque ont une simple portée j)articulière. qui n'engage que le .sociétaire personnellement et lui permet de recouvrer toute sa liberté d'action vis-à-vis des autres membres, lesquels aussi peuvent se désintéres.ser do sa façon d'agir. Mais de simple-^ différences de circonstances et non pas de principes semblent bien amener ces ilistiiictions effectives.

En effet, siius le ra|)pnrt réel, à l'égard de la première série de moulins '. l'acte d"as.sociati<>n que les intéressés ont

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