‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 434 sur 993 · Vov. ci-d««ii4 l!H · texte numérisé non relu

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conclu entre eux avant de passer un contrat avec le propriétaire n'empêche nullement la meunerie de subir une division efFective, quoique cette dernière n'ait pas une occasion de se manifester documentairement ; il est impossible par exemple que les divers membres du métier des tanneurs n'aient pas chacun vme part d'usine ^ ; et inversement, pour la seconde série d'entreprises, l'union ne subsiste pas moins d'une façon essentielle entre les participants à l'exploitation, si bien qu'en 1389 ^, la vente de la demi-meunerie se fait à la condition du paiement des charges entières, c'est-à-dire qu'au fond l'acquéreur, quoique partiel, est considéré juridiquement comme devant contribuer au règlement de la totahté des revenus du propriétaire. En outre, dans la meunerie collective, les meuniers réels concluent ensemble deux sortes d'arrangements avec le propriétaire ou le meunier apparent de la propriété, exactement dans les deux cas comme le ferai* un meunier imique ; l'assimilation de l'exploitation plurale à l'individuelle paraît donc encore être complète, quelle que soit la nature de l'une et de l'autre, réelle ou apparente ; or, nous n'ignorons pas que le second genre d'entreprises, l'individuelle, qu'elle soit simulée ou effective, présente toujours une même organisation relative * : par comparaison, il ne doit pas en être autrement des deux systèmes de la première. Ainsi tout, directement ou indirectement, concourt à montrer que les sociétés de meuniers effectifs ou apparents doivent .))ien fonctionner d'après les mêmes principes. Leur existence n'est pas seulement intéressante par elle-même, mais parce qu'elle paraît offrir certaines analogies de fond et de forme avec les divisions de la seigneurie que ces sociétés reproduisent et doublent pour ainsi dire *-•'. Finalement, les moulins semblaient changer as.sez fréquemment d'exploitants réels ou apparents un de sous-exi)]oitants

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