I. Voy. le» actes énuin6réi< ci-clcwuii 487, n
dans l'une ou l'autre de ces fonctions. Il n"e.st nommé pour la première fois qu"à l'extrême fin du xn^ siècle, en 1198-, dans le plus ancien acte particulier relatif aux moulins, par lequel, on s'en souvient, Saint-Araé fonde une rente sur l'une de ses exploitations en faveur d'un chanoine de la collégiale. Cette pièce est passée devant la juridiction ecclésiastique, qui mentionne successivement la présence du chapitre, des échevins et de trois molendinarii ; deux de ces derniers au moins, sans qu'on sache s'ils conservèrent leur situation économique, appartiennent dans les armées suivantes d'une fa-çon régulière au Magistrat ^. Mais ensuite les meuniers n'apparaissent plus comme ensemble juridique qu'en 1372, quand le châtelain parle des « frans mosniers hiretiers * ». Entre temps, on les désigne individuellement sous le titre de « bourgeois * ».
Ainsi, à l'extrême fin du xii^ siècle, non seulement les trois exploitants sont appelés pour confirmer et attester la donation de la collégiale, mais il est assez intéressant de constater qu'ils ne possèdent guère moins d'importance que les échevins. En effet, ceux-ci, à cette époque, ne se montrent aussi que comme « souscripteurs * » et même l'assimilation faite entre ces deux catégories de témoins privilégiés paraît complète à ce point que les meuniers entrent aussitôt dans le Magistrat, si bien que l'on conjecture presque que leur situation d'exploitants préparait à celle d'échevin. Si le rôle diplomatique dévolu dans la circonstance aux meuniers s'explique naturellement par leurs fonctions économiques essentielles dans les moulins, l'importance générale qui leur est attribuée ne peut guère être considérée que comme mi souvenir de leur situation officielle primitive d'administra-