‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 437 sur 993 · Voy. t. I · texte numérisé non relu

Voy. t. I

teurs du domaine souverain, dans une agglomération où la meunerie constituait originairement une industrie à la fois unique et considérable. Cette origine puhlieo-féodale se trouve encore confirmée par leur qualité juridique de « frans ». Une telle désignation montre bien que, d'une façon générale, les intéressés, tout en étant rattachés économiquement à la seigneurie, ne sont pas liés personnellement au seigneur : aucun lien de sujétion ne les rattache à leur concédant et on pt'ut (lire c|uc si Kur ciiticprise les a amenés dans une partie du domaine, leur })ropriétaire ne les a jamais fait entrer dans le droit <( domanial ». pas plus d'ailleurs qu'il ne s'y trouvait lui-même : en un mot, ce sont des hommes libres de (huit ])ublic. .Mais ils ne le sont pas suivant les conditions habituelles. En effet, le terme de « frans », on le sait, n'a pas dans les textes tlouaisiens une attribution communale, mais il s'applique aux non bourgeois et spécialement même aux nu'mi)res de la société féodale : il n'en est que plus certain que les exj)loitants comme li-ur exploitation sont entrés dans cette hiérarchie '. L'emploi d'une telle exi)ression en pleine période urbaine est la preuve tout à la fois d'une origine assez particulière des intéressés et de la persistance de leur situation un jicu spéciale. Bien entendu, celle-ci ne subsiste qu'à l'égard de la meunerie, car leur autre qualificatif (le ' l)ourgcois » montre ()u"en dehors ils rentrent absolument dans K- «Iroit connnun. En résumé, l'évolution de la condition personnelle des exploitants est analogue à celle des propriétaires comme aussi à celle de la pro})riété : c'est, une fois de ])his. la confirmation de ce que nous avons avancé pour l'en.semble de la incunerie.

L'état social des exploitants est à peine connu et au xiv"^ siècle seulement. Dans les textes de praticpic -. quelle que .soit la naturi- industrielle de l'eut re|>ri.se. ils .sont j)res(jue toujours désignés sous le nom de ■ mauniers ». IMus spécialement dans les moulins à blé. on parle aussi de « mausniers bourgois »

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