‹ La vie urbaine de Douai au moyen ageChapitre 441 sur 993 · P.J. 93U, 135ti · texte numérisé non relu

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tioniiels, mais n'intéressant pas le fonctionnement régulier de la meunerie. En général, la défense précédente permet d'admettre, à priori, comme certain que l'exploitant n'était pas le fournisseur ordinaire de la matière première. D'autre part, les propriétaires devaient avoir le droit de faire mouche à leur moulin timtes leurs céréales, sans que le meunier puisse en retirer aucun profit : en particulier, le bail du moulin à vent le spécifie très nettenumt ^ Les sires et parchonniers ne constituaient donc pas non plus des clients réels.

Cette double réserve établie, puisque l'exploitant n'était pas l'acheteur ni le revendeur à son gré de la matière, il ne pouvait, en géiu^ral. que la recevoir d'autrui. la manipuler et la rendre au déposant. L'application de ce principe (levait se faire .selon deux systèmes essentiels, nu'ttant plus ou moins en cause le meunier. Si en effet, spécifie-t-on. le propriétaire « semont » ce dernier « que il alast au markict u en le ville por mosnée querre ». le second n'y va que u se il le veut * ». L'exploitant se tléplace ou non pour aller chercher la matière, si bien qu'inversement le détenant ne la lui amène pas ou, au contraire, la lui conduit. A titre local, l'origine de la denrée peut également être double ; elle provient d'un Tuarché ou d'un grenier, d'un lieu public ou d'un endroit privé, i) une part, au marché au blé, le seul système qui nous .soit connu, le imunicr |)(ut venir avec son ànier et son valet, ainsi qu'avec son cheval et son âne. et acheter du blé " à œs », pour, » autrui ». à condition que, .si-lon l'u.sage, l'intéressé direct soit présent ; l'exploitant ne fera ■> carkier » les sacs égalenu-iit (piavec la permission du nouveau pi'opriétaire du grain '. Le sire semble inviter son exploitant à aller au devant du client. ]iarce qu'il a intérêt à ce que le meunier fîv.s.«;e le plus d'alTaires possiljle. mais, naturellenu-nt, il ne peut l'obliger au déplacement. L'industriel même a défense

1. r..l. 547, II'* (in (■ Kt i|iiitiil«>!i... etc. •) et 13»" (• llfiii. doivi-iit li dit c-<Ti»irr iiiaiirrc à li- liictr oulisr-... etc. •) ; cf. ci-dciwiiM 47S. n. I.

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